
Côte d’Ivoire : poursuites accélérées contre les fauteurs de troubles, ces indépendants qui dérangent, Gbagbo justifie son boycott, la Cour des comptes interpelle …
Lemandatexpress – Sous la présidence du chef de l’État, le Conseil national de sécurité s’est réuni hier, jeudi, avec un message clair : fermeté face aux fauteurs de troubles. Alors que le pays s’apprête à entrer dans la dynamique des législatives, plusieurs figures bien connues de la scène politique apparaissent parmi les candidats indépendants. Dans le même temps, Laurent Gbagbo a justifié son appel au boycott du scrutin, tandis que la Cour des comptes a présenté le rapport d’exécution budgétaire 2024, assorti de recommandations.
Réuni le 13 novembre, le Conseil national de sécurité s’est longuement penché sur les événements qui ont marqué la présidentielle d’octobre. Selon Fraternité Matin, il s’agissait d’un véritable bilan des manifestations illégales initiées par le Front commun.
Soir Info rapporte un lourd bilan : 11 morts, 71 blessés et 1 658 personnes interpellées. Face à cette situation, le président Alassane Ouattara a instruit une accélération des poursuites.
Pour Le Patriote, « le gouvernement joue tout simplement la carte de la fermeté » en réponse aux appels à l’insurrection. L’Expression note pour sa part que le chef de l’État a salué « le professionnalisme des FDS ».
Législatives : des indépendants qui bousculent les appareils politiques
Clôturé le 12 novembre, le dépôt des candidatures aux législatives du 27 décembre 2025 révèle une forte présence d’indépendants, parfois issus de haut rang dans les partis.
Selon Nouvelle Afrique, « ces indépendants défient leurs partis d’origine », citant notamment Sidiki Konaté (RHDP), Olivier Akoto et Kakou Guikahué (PDCI-RDA).
Dans Le Mandat, la non-investiture de Kakou Guikahué est présentée comme une « vengeance » du PDCI. Quant à L’Avenir, il relaie les propos de l’ancien Secrétaire exécutif, qui accuse : « Thiam a fait enlever mon nom pour un Baoulé ».
De son côté, L’Héritage rapporte que Daoukro se mobilise autour d’Olivier Akoto, porté par la volonté des populations de préserver « la mémoire de Bédié ».
Mais pour Le Matin, l’enjeu dépasse les candidatures : c’est « l’avenir même des deux grands partis » qui se joue, après leur stratégie qualifiée de « radicale » lors de la présidentielle. Le confrère titre : « Échec de l’appel à l’insurrection : PPA-CI et PDCI aux portes de l’enfer », soulignant que des activistes appellent désormais à sanctionner Thiam et Gbagbo.
Gbagbo persiste et signe : pourquoi il boycotte
Laurent Gbagbo, dans des propos relayés par Le Nouveau Réveil, est revenu sur son mot d’ordre de boycott. Selon lui, « organiser les élections en décembre, ce n’est pas sérieux au regard de ce qui s’est passé ».
L’ex-président ajoute : « J’ai gouverné pendant dix ans. Il y a des moments où j’ai arrangé des calendriers pour que les Ivoiriens s’y retrouvent… »
Au-delà du débat électoral, l’Assemblée nationale a accueilli hier une séance d’information parlementaire consacrée au rapport 2024 de la Cour des comptes.
Présidée par Diomandé Kanvaly, l’institution a émis plusieurs recommandations à l’endroit de différents ministères, rapporte L’Inter.
Objectif : améliorer la gestion du budget de l’État, renforcer la transparence et garantir davantage d’efficacité dans l’exécution des dépenses publiques.
M. Galé







