
Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara regagne Abidjan dans un climat politique empreint de suspense
Lemandatexpress – Le chef de l’État ivoirien est de retour à Abidjan après un séjour en France entamé le 8 janvier dernier.
Annoncé initialement pour lundi, c’est finalement ce mercredi 14 janvier qu’Alassane Ouattara a regagné le pays. À sa descente d’avion à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët, le Président de la République a été accueilli par plusieurs membres du gouvernement dissout dont l’ex-ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara..
Parti au lendemain du premier Conseil des ministres de l’année 2026, Alassane Ouattara retrouve une scène politique nationale particulièrement animée. Son retour intervient en effet dans un contexte marqué par l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement et par le renouvellement des instances de l’Assemblée nationale.
Convoquée pour le 16 janvier par un communiqué signé du Secrétaire général de l’Assemblée nationale, la séance inaugurale de la 3ᵉ législature de la 3ᵉ République pourrait finalement ne pas se tenir à la date prévue. Dans la foulée, l’honorable Mamadou Diawara, doyen d’âge du Parlement, a déclaré ce communiqué nul et de nul effet, ajoutant à la confusion institutionnelle.
De toute évidence, plusieurs décisions majeures semblaient suspendues au retour au bercail du chef de l’État, dont le séjour en France a suscité de nombreux commentaires.
Selon plusieurs médias, Alassane Ouattara aurait mis à profit son passage à Paris pour engager des discussions avec Tidjane Thiam, notamment autour d’une éventuelle entrée du PDCI au gouvernement.
Si aucune information officielle n’a filtré sur l’issue de ces échanges présumés, les prochains jours devraient permettre d’y voir plus clair sur l’évolution du paysage politique ivoirien. Premier signal fort : le président de la République rencontré, ce jeudi, les députés RHDP élus lors des législatives du 27 décembre 2025. Une rencontre à forte portée politique, scrutée de près par l’opinion nationale.
M. Galé







