
Remaniement ministériel: Assahoré Jacques adresse un message émouvant à ses anciens collaborateurs de l’Environnement
Lemandatexpress – Nommé ministre des Eaux et Forêts à l’issue du dernier remaniement gouvernemental, Assahoré Konan Jacques a adressé un message empreint d’émotion à ses anciens collaborateurs du ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique. Une adresse marquée par la reconnaissance, traduisant à la fois loyauté institutionnelle et volonté de continuité dans l’action gouvernementale.
Assahoré Konan Jacques surfe sur les vagues du changement. Il occupe désormais le portefeuille ministériel des Eaux et Forêts. Avant de prendre ses nouvelles fonctions administratives, l’ex-ministre de l’Environnement a tenu à s’exprimer « à cœur ouvert » devant celles et ceux avec qui il a partagé plus de deux années d’engagement au service de l’action publique. « Je ne quitte pas ce ministère comme on tourne une simple page administrative », a-t-il déclaré, ce lundi 26 janvier, soulignant la dimension profondément humaine de son départ.

Par ailleurs, Assahoré Jacques est revenu sur un parcours jalonné de « journées longues, parfois de nuits courtes, de décisions difficiles et de pressions constantes », mais aussi de résultats collectifs porteurs de satisfaction. Il a salué des agents « engagés, loyaux et exigeants envers eux-mêmes », animés, selon lui, par le seul sens du service public et de l’intérêt général.
« Les fonctions changent, mais les liens humains demeurent »
Refusant toute personnalisation excessive du bilan, le nouveau ministre des Eaux et Forêts a insisté sur le caractère collectif des avancées enregistrées. Celles-ci sont, à ses yeux, le fruit du travail d’une équipe soudée, courageuse et responsable, capable d’innover, de se remettre en question et de porter des réformes jugées indispensables.

Appelé à de nouvelles responsabilités, Assahoré Jacques dit quitter le ministère de l’Environnement « apaisé », convaincu que la maison reste entre de bonnes mains. « Les fonctions changent, mais les liens humains demeurent », a-t-il souligné, avant d’adresser un message de gratitude à l’ensemble de ses collaborateurs.
« Merci pour votre engagement, votre loyauté, pour la confiance et l’humanité partagées », a-t-il conclu, assurant qu’il n’oubliera jamais les moments vécus au sein du département.

Aux Eaux et Forêts, comme une promotion
Cette rencontre chaleureuse vient couronner le passage d’Assahoré Konan Jacques à la tête de ce département. Un passage qui restera gravé comme l’un des plus marquants de l’histoire récente du ministère de l’Environnement.
En si peu de temps, le natif du Gbêkê a insufflé une nouvelle dynamique à ce secteur stratégique, longtemps resté en retrait. À travers une communication soutenue et des innovations majeures — notamment la création du portefeuille de projets verts ou encore la vulgarisation du nouveau Code de l’Environnement – il a conduit avec détermination et efficacité la lutte contre la pollution et la crise climatique.

Dès lors, sa nomination au ministère des Eaux et Forêts s’apparente à une véritable promotion. Assahoré Konan Jacques y arrive pour confirmer des fonctions ministérielles entamées sur les chapeaux de roue.
Le défi est à la fois ambitieux et stimulant. Plusieurs projets stratégiques, au nombre de onze, sont inscrits à l’agenda. Il s’agit notamment de la deuxième phase du Projet d’investissement forestier ; de la mise en œuvre de la loi de programmation de la sécurité intérieure ; de la sauvegarde du bois de vène dans les forêts classées de la Palé et de Boundiali ; ainsi que de l’appui à la stratégie nationale de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts.

À cela s’ajoutent le Programme de restauration durable des forêts ivoiriennes, ainsi que le Projet d’appui à la préservation des ressources naturelles (PAPREN-Forêts).
Il ne fait guère de doute que ce travailleur méticuleux, rompu à la gestion administrative – il a fait ses preuves bien avant son entrée au gouvernement – saura se montrer à la hauteur des attentes, au prix d’un management plaçant la valorisation des ressources humaines au cœur de l’action publique.
Martial Galé







