
ADCI : Assalé Tiémoko Antoine placé sous contrôle judiciaire, ce qui lui est reproché…
Lemandatexpress – Nouveau tournant judiciaire pour Assalé Tiémoko Antoine. Le maire de Tiassalé et président du mouvement politique ADCI a été placé, ce vendredi, sous contrôle judiciaire à l’issue de sa comparution devant la doyenne des juges d’instruction du 8ᵉ cabinet du Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.
Cette décision intervient dans le prolongement de son audition du 22 avril dernier à la Préfecture de police d’Abidjan, où il avait été entendu par les services des enquêtes générales dans le cadre d’une procédure portant sur plusieurs déclarations publiques et prises de position jugées sensibles.
Selon des informations concordantes, la juge d’instruction a notifié à Assalé Tiémoko Antoine son inculpation pour : diffusion de fausses nouvelles ; trouble à l’ordre public; émission d’expressions outrageantes.
À ce stade de la procédure, aucune condamnation n’a toutefois été prononcée contre le président de l’ADCI.
Une liberté encadrée
À l’issue de son passage devant le magistrat instructeur, Assalé Tiémoko Antoine a regagné son domicile. Mais sa liberté reste désormais encadrée par plusieurs obligations judiciaires.
Le contrôle judiciaire peut inclure des restrictions de déplacement, l’obligation de répondre aux convocations de la justice ou encore l’interdiction de certaines prises de contact. Même si les modalités exactes imposées dans ce dossier n’ont pas été rendues publiques, cette mesure limite généralement les marges de manœuvre de la personne concernée jusqu’à la fin de l’instruction.
Pour un acteur politique engagé dans une dynamique de terrain et de communication permanente, cette situation pourrait avoir des conséquences non négligeables sur ses activités publiques.
Une voix critique
Cette évolution judiciaire survient dans un contexte où Assalé Tiémoko Antoine multiplie les sorties politiques et médiatiques. Ces derniers mois, l’ancien journaliste s’est imposé comme l’une des voix critiques les plus offensives de la scène politique ivoirienne, notamment à travers ses dénonciations sur la gouvernance publique et ses prises de position sur plusieurs dossiers sensibles.
Une semaine après la rentrée politique de son mouvement à Tiassalé ( le 02 mai), le président de l’ADCI a affiché ses ambitions pour les élections municipales de 2028 à Cocody, une commune stratégique considérée comme l’un des bastions du PDCI-RDA.
Son entrée annoncée dans la bataille pour la mairie de Cocody rebat déjà les cartes au sein de l’opposition comme du pouvoir, dans une circonscription où les enjeux politiques, symboliques et financiers sont particulièrement importants.
Entre procédure judiciaire et bataille politique
Dans l’entourage du leader de l’ADCI, cette procédure est perçue comme une pression politique visant à freiner son ascension et son influence grandissante sur l’échiquier national. Ses partisans dénoncent une tentative d’intimidation contre une voix jugée dérangeante.
L’affaire devrait continuer d’alimenter le débat politique dans les prochains jours, alors que l’opinion attend désormais de connaître les suites judiciaires réservées au dossier.
Martial Galé







