
Nouvelle immatriculation initiale des véhicules: Touré Souleymane dresse un bilan positif et fixe des perspectives
Le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes, à travers la Direction du Guichet Unique Automobile (DGUA) a dressé le bilan de l’opération de la nouvelle immatriculation initiale des véhicules lors d’une conférence de presse tenue vendredi 19 juin, à Abidjan.
Trois ans après le lancement du nouveau système, 306 416 plaques d’immatriculation ont déjà été posées sur l’ensemble du territoire national. Lancée en 2023, la réforme visait à digitaliser le processus, renforcer la fiabilité des données, sécuriser la procédure d’immatriculation et la fabrication des plaques, et surtout réduire la fraude afin de sécuriser le parc automobile ivoirien. L’analyse des résultats indique une évolution moyenne de 100 000 plaques par an, marquant une forte montée de la prise en charge allant de 35 487 en 2023 à 108 425 en 2024. Les années 2024, 2025 et 2026 ont permis de stabiliser le dispositif avec une consolidation de +1,2 %.
Selon M. Touré Souleymane, Directeur du Guichet Unique Automobile (DGUA), ces chiffres représentent une avancée majeure. En revanche, il a regretté le non-retrait par les usagers de plus de 60 000 cartes grises éditées depuis 2023. Comme solutions, le collaborateur du ministre Amadou Koné a annoncé la mise en place d’une plateforme digitale pour suivre le statut des demandes, le déploiement des services à l’échelle nationale, avec la réouverture depuis le lundi 15 juin dernier des bureaux du Guichet Unique Automobile de Bouaké et de Korhogo, l’organisation de missions itinérantes de guichets mobiles visant à rapprocher les services des populations des zones éloignées.

« Ces missions permettront de prendre en charge les usagers disposant d’engins spéciaux ou de volumes importants de véhicules ne pouvant être déplacés vers les guichets pour la pose de plaques », a-t-il expliqué, avant de préciser que l’objectif à terme est de couvrir 100 % du parc auto circulant en Côte d’Ivoire. Pour terminer, le conférencier a rappelé que circuler sans plaque d’immatriculation conforme expose à des sanctions prévues par la loi, allant de l’amende à la mise en fourrière.
Mathias Kouamé. Source : Sercom






