
Réforme du cadre de gestion des élections : Gbagbo et le PPA-CI boycottent la séance d’information du gouvernement, les raisons !
Les partis politiques et les organisations de la société civile ont répondu, lundi, à l’invitation du Premier ministre, Robert Beugré Mambé, pour une séance d’information consacrée à la nouvelle architecture électorale envisagée par le gouvernement. Grand absent de cette rencontre : le PPA-CI de Laurent Gbagbo.
Pourtant, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire figurait bien parmi les formations conviées, au même titre que les autres acteurs de la classe politique nationale. Son siège, identifié à son effigie dans la salle, est toutefois resté désespérément vide.
Alors que les autres partis de gauche, notamment le COJEP, le MGC et le FPI, ont pris part à la rencontre, contribuant ainsi à son importance politique, le PPA-CI a choisi de briller par son absence.
Après son boycott de l’élection présidentielle et des législatives de 2025, le parti de Laurent Gbagbo récidive. Cette absence très remarquée semble traduire sa volonté de maintenir une posture de retrait vis-à-vis des initiatives institutionnelles du gouvernement.
Cette position est illustrée par une publication de Fabrice Lago, militant du parti. Tout en confirmant que le PPA-CI a bien reçu l’invitation, il invoque l’absence de précisions suffisantes sur l’ordre du jour pour justifier cette abstention.
L’ancien secrétaire exécutif chargé du marketing et de la communication affirme également que, dans sa réponse au gouvernement, le PPA-CI a exprimé son intérêt pour des discussions portant sur plusieurs préoccupations majeures, notamment la situation des personnes déguerpies, la libération des détenus politiques et la cherté de la vie.
Au-delà de ces préalables, Fabrice Lago assure toutefois que le parti de Laurent Gbagbo se tient « prêt pour le débat de fond sur cette proposition ».
À noter qu’au cours de cette rencontre, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a annoncé la mise en place prochaine d’une nouvelle architecture électorale reposant sur trois piliers. Selon lui, cette réforme vise à renforcer la confiance entre les acteurs politiques et à consolider les acquis démocratiques en Côte d’Ivoire.
Martial Galé







