
Reforme électorale – Affi N’Guessan : « Nous allons nous battre pour que le nouvel organe soit véritablement indépendant »
Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a animé une conférence de presse le jeudi 25 juin 2026 au siège du parti aux Deux-Plateaux Vallons, sis à Cocody-Abidjan.
Le rendez-vous a portait sur le thème : « Réforme de l’organe chargé des élections : analyse des orientations du gouvernement ». Dans sa prise de parole, le président du FPI et de la CAP-CI est revenu sur le projet du gouvernement de mettre en place un nouvel organe en charge des élections. Tout en relevant que la rencontre du 22 juin n’a pas permis d’ouvrir un véritable débat entre les parties prenantes, Affi N’Guessan a présenté sa position sur le projet de réforme du système électoral ivoirien.
Selon lui, l’opposition « va se battre pour que l’organe électoral qui sera mis en œuvre rassure les Ivoiriens ». « Cette conférence de presse est motivée par le fait que cette séance d’information a été unilatérale. L’occasion n’a pas été donnée aux participants d’intervenir à la suite de la communication du Premier ministre. Nous allons nous battre pour que l’organe électoral que nous allons mettre en place soit véritablement indépendant, crédible et fondé sur la probité », a-t-il déclaré.
Poursuivant, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo a affirmé que le gouvernement lui-même reconnaît les conséquences des crises électorales qu’a connues la Côte d’Ivoire depuis les années 2000. Pour lui, ces événements ont mis en lumière un problème fondamental, à savoir le déficit de confiance entre les citoyens, les acteurs politiques et les institutions chargées de l’organisation des scrutins.
Tout en partageant ce constat, il a dénoncé ce qu’il considère comme des contradictions dans l’analyse gouvernementale. Il a signifié qu’il est difficile de reconnaître à la fois les graves fractures provoquées par les crises électorales et de présenter ces mêmes scrutins comme des illustrations de la vitalité démocratique du pays.
Affi N’guessan estime que les difficultés rencontrées par la CEI trouvent leur origine dans son manque d’indépendance. Il a accusé l’institution électorale d’avoir été soumise à des influences politiques qui, progressivement ont affaibli sa crédibilité auprès de l’opposition et de la grande partie de l’opinion publique. « Le problème de l’organisation matérielle des élections n’est pas une question de compétences, mais de neutralité, d’impartialité et de probité pour fonder la confiance des acteurs politiques dans l’organe électoral », dira-t-il.
Pascal Affi N’Guessan s’est également montré réservé quant à l’architecture proposée par le gouvernement, qui pourrait reposer sur trois structures distinctes. À l’en croire, les principes de neutralité et d’impartialité doivent irriguer l’ensemble du dispositif afin de garantir la confiance des citoyens. Malgré ces réserves, il a réaffirmé son engagement en faveur d’une réforme consensuelle du système électoral. Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif réunissant les partis politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des acteurs concerné.
Kouassi N’Goran







