
Réforme électorale en Côte d’Ivoire : le WANEP-CI appelle les acteurs au dialogue et à la confiance
C’est un appel à la concertation que lance le WANEP-Côte d’Ivoire (West Africa Network for Peacebuilding), au moment où le pays s’engage dans une refonte en profondeur de son système électoral.
Dans une déclaration rendue publique le 25 juin 2026, l’organisation salue l’initiative gouvernementale de repenser l’architecture de la gouvernance électorale, tout en insistant sur la nécessité d’une démarche inclusive et consensuelle — seule garante, selon elle, d’une réforme acceptée par tous.
Cette prise de parole fait suite à la rencontre déterminante du 22 juin. Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé avait réuni partis politiques, organisations de la société civile et médias pour présenter les contours du futur Organe de gestion des élections. Trois piliers structurent ce projet : l’organisation matérielle des scrutins, le recensement et la centralisation des résultats, et enfin la supervision de l’ensemble du processus électoral.
Pour le WANEP-CI et son Coordonnateur Jean-Marc Hovi, ce moment ne relève pas de la simple actualité institutionnelle. Fort de son expérience en prévention des conflits et en observation électorale — notamment à travers le projet EMAM, déployé dans quinze pays d’Afrique de l’Ouest — le réseau y voit une occasion rare de reconstruire durablement la confiance entre citoyens, acteurs politiques et institutions électorales.

L’organisation invite donc le gouvernement à approfondir les concertations avec l’ensemble des parties prenantes, et notamment la société civile, pour que le processus reste véritablement participatif. Elle plaide aussi pour que les leçons des scrutins passés nourrissent la conception d’un organe dont l’impartialité et la crédibilité ne pourront être mises en doute.
Au-delà de la réforme institutionnelle, le WANEP-CI avance une proposition structurante : la création d’un Conseil national de paix, d’éducation civique et politique. Une instance qui, selon l’organisation, contribuerait à enraciner la culture démocratique, à renforcer le sens civique et à désamorcer les tensions avant qu’elles ne s’enveniment.
S’adressant directement aux acteurs du processus électoral, le réseau les exhorte à dépasser les postures de blocage pour privilégier une contribution constructive au débat national. Car l’enjeu, rappelle le WANEP-CI, dépasse largement l’architecture institutionnelle : il s’agit de bâtir un mécanisme capable de rassurer toutes les parties et de consolider la stabilité du pays.
En réaffirmant sa disponibilité à accompagner ce chantier, l’organisation appelle enfin l’ensemble des acteurs ivoiriens à transformer cette réforme en véritable opportunité — celle de consolider la démocratie, d’améliorer la gouvernance électorale et de préserver, durablement, la paix en Côte d’Ivoire.
Martial Galé







