Transition bas carbone : la Côte d’Ivoire veut pérenniser les acquis du projet TBC
Réunis à Cocody dans le cadre du 6ᵉ Comité de pilotage du projet « Transition bas carbone » (TBC), les acteurs engagés dans la lutte contre le changement climatique ont examiné les recommandations techniques et les conditions d’une prolongation de six mois du projet, jusqu’en juin 2027.
La Côte d’Ivoire entend consolider les acquis enregistrés dans sa transition vers une économie bas carbone. À cet effet, le 6ᵉ Comité de pilotage du projet « Transition bas carbone » s’est tenue à Cocody. Les travaux ont notamment porté sur les recommandations issues du Comité technique, ainsi que sur les plans de travail relatifs au reliquat de l’année 2026 et à la période de prolongation envisagée.
Lancé en 2023, le projet arrive progressivement à son échéance contractuelle. Dans ce contexte, les participants ont également réfléchi aux moyens de pérenniser les mécanismes, les compétences et les outils développés au cours de sa mise en œuvre.
Plusieurs chantiers prioritaires
Parmi les principaux axes identifiés figurent le Système national de transparence climatique (SNTC), l’opérationnalisation de la Commission nationale de lutte contre le changement climatique, la mise en place de la Facilité bas carbone, le renforcement des capacités des acteurs et la diplomatie climatique.
Représentant le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Alex Mayeul Lagaud, Secrétaire exécutif de la Commission de lutte contre le changement climatique, a souligné l’importance de cette étape. Il a indiqué que les travaux doivent permettre d’aboutir à des recommandations cohérentes et de formaliser le soutien institutionnel de l’État à la prolongation du projet.
Pour Claire Lautier, Directrice pays d’Expertise France en Côte d’Ivoire, l’enjeu est désormais de consolider les résultats obtenus depuis le lancement du projet. « La transition bas carbone ne peut être envisagée comme un projet limité dans le temps », a-t-elle déclaré, appelant à une mobilisation durable des administrations, des institutions, du secteur privé et de la société civile.
Vers une appropriation nationale des acquis
Au nom de l’Union européenne, Jean Douzo, chef de programme, a confirmé que des négociations sont en cours en vue d’une prolongation de six mois, jusqu’en juin 2027. Cette nouvelle phase devrait principalement permettre de renforcer l’appropriation nationale des acquis et leur intégration dans les politiques publiques, notamment dans les mécanismes de budgétisation de l’État.
Au-delà de la prolongation du projet, les partenaires souhaitent ainsi inscrire les actions engagées dans la durée. L’ambition est de renforcer les capacités institutionnelles de la Côte d’Ivoire, d’améliorer sa gouvernance climatique et de consolider les bases nécessaires à la poursuite de sa transition vers une économie résiliente et faiblement émettrice de carbone.
M Galé







