Côte d’Ivoire: la filiale Pétroci Holding créée pour exploiter le bloc CI26 du champ pétrolier, Espoir
Le Conseil des ministres a adopté, ce mercredi 9 septembre 2026, un décret autorisant la création de PETROCI CI-26, une filiale de PETROCI Holding chargée de reprendre et d’assurer l’exploitation du bloc pétrolier CI-26, qui abrite le champ Espoir.
Cette décision intervient après l’expiration de l’autorisation d’exploitation exclusive détenue par l’opérateur précédent. Constituée sous la forme d’une société anonyme dont le capital est entièrement détenu par PETROCI Holding, PETROCI CI-26 aura pour mission d’assurer la continuité des opérations sur ce permis. Le décret, selon le communiqué du Conseil, approuve également la reprise des actifs pétroliers concernés et leur exploitation pour le compte de l’État.
Un champ historique de l’industrie pétrolière ivoirienne
Situé au large de Jacqueville, dans le bassin sédimentaire ivoirien, le champ Espoir constitue l’un des gisements historiques du pays. Sa découverte remonte à 1980, après le forage du puits A1-1X. Selon les données de PETROCI, les réserves initiales prouvées étaient estimées à 156 millions de barils de pétrole et 399 milliards de pieds cubes de gaz.
Le développement du champ s’est effectué en plusieurs phases. La deuxième phase de production a démarré en février 2002. Espoir Est est entré en production cette année-là, tandis qu’Espoir Ouest a suivi en 2006. Les deux zones sont exploitées à partir d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO). Le gaz naturel associé est acheminé vers la côte par un gazoduc sous-marin et contribue notamment à l’approvisionnement du secteur électrique.
PETROCI reprend les commandes
Avant le transfert, le bloc CI-26 était opéré par Canadian Natural Resources (CNR). Le transfert effectif des actifs à PETROCI Holding a été officialisé le 24 juillet 2026, avec la reprise des opérations à compter de minuit. Dans la nouvelle filiale, PETROCI CI-26, almise en place pour assurer la gestion opérationnelle du permis.
Cette reprise intervient dans un contexte de baisse progressive de la production du champ. En 2024, le bloc CI-26 a produit environ 5,30 millions de MMBTU de gaz naturel, contre 15,92 millions en 2015, selon les données du portail économique ivoirien.
Pour l’État ivoirien, l’enjeu est désormais double : maintenir la production du champ Espoir tout en optimisant les actifs existants. La reprise par PETROCI devrait ainsi permettre de renforcer l’expertise nationale dans l’exploitation des hydrocarbures et de mieux valoriser, sur la durée, les ressources encore disponibles sur le bloc CI-26. En tout état de cause, la Côte d’Ivoire renforce, par cette reprise, sa maîtrise de ses ressources pétrolières.
M. Galé







