Protection de la couche d’ozone : Le gouvernement ivoirien réaffirme ses engagements environnementaux

Lemandatexpress – À l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, s’est adressé à la nation afin de faire le point sur les enjeux sanitaires, économiques et écologiques liés à la dégradation de la stratosphère.

Le membre du gouvernement a d’emblée tenu à rappeler le rôle fondamental de cette barrière naturelle en expliquant qu’elle « agit comme un bouclier naturel en absorbant l’essentiel des rayons ultraviolets B qui sont dangereux pour les êtres vivants ».

Il a prévenu que l’amincissement de cette protection entraîne des conséquences très concrètes pour les populations, notamment « des coups de soleil, le vieillissement de la peau, un risque accru de cancer de la peau et la cataracte ». Au-delà des impacts sanitaires directes, le ministre a souligné que l’excès de rayonnement « menace aussi notre alimentation et nos revenus » en réduisant la productivité agricole.

Revenant sur le cadre stratégique global, Abou Bamba a salué la dynamique internationale en précisant que « près de 99 % des substances interdites qui détruisaient la couche d’ozone ont été éliminées dans le monde ». Il a ajouté que le respect continu de ces dispositions évitera « environ deux millions de cancers de la peau chaque année d’ici à 2030 » et permettra à la couche d’ozone de retrouver son niveau de 1980 vers 2040 dans la majeure partie du globe.
Sur le plan national, le ministre a rappelé l’alignement stratégique du pays sur les instruments juridiques internationaux, notant que « la Côte d’Ivoire a adhéré à la Convention de Vienne et au Protocole de Montréal le 5 avril 1993, puis a ratifié l’Amendement de Kigali le 29 novembre 2017 ». Ces engagements se traduisent par une régulation stricte des flux de fluides frigorigènes. Le gouvernement contrôle les importations de gaz et applique « depuis 2025, l’objectif de réduction de 67,5 % de sa consommation de HCFC par rapport au niveau de référence fixé par le Protocole de Montréal ».

Le dispositif ivoirien repose également sur le renforcement des capacités locales. Les agents des douanes sont formés pour mieux filtrer les équipements réglementés, tandis que les techniciens du froid apprennent à récupérer et recycler les substances chimiques au lieu de les libérer dans l’atmosphère. Pour pérenniser ces acquis, l’État s’appuie sur trois centres d’excellence situés à Abidjan, San-Pédro et Bouaké, parallèlement à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de gestion de l’élimination progressive des hydro-chlorofluorocarbures (PGEH II) couvrant la période 2024-2030.

Abou Bamba a conclu son message en lançant une invitation à l’action collective. Il a exhorté les entreprises à privilégier les fluides autorisés, les techniciens à adopter des pratiques responsables et les consommateurs à opter pour des appareils économes en énergie correctement entretenus.

Selon le ministre, la feuille de route gouvernementale vise à la fois la préservation de la santé publique, la protection des ressources naturelles, la lutte contre le réchauffement climatique et la création d’emplois qualifiés dans la filière du froid.

Zéphirin Gohia

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