La Direction régionale d’Abidjan Centre 2 du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a effectué, hier, une descente à la poissonnerie Falli Sal, située à proximité du Lycée moderne d’Abobo. À l’issue du contrôle, l’établissement a été convoqué pour défaut de barème de prix et pratique de prix illicites.
L’intervention des agents du ministère fait suite à une alerte des services de la mairie d’Abobo. Conduite par le directeur régional adjoint, Adou Koffi, l’équipe de contrôle s’est rendue sur les lieux alors qu’un mouvement de protestation y était organisé par des revendeuses de poissons. Celles-ci dénonçaient les tarifs pratiqués par la poissonnerie, qu’elles jugent excessifs.
« Le poisson “chacha” coûtait 18 000 F CFA. Aujourd’hui, on l’achète à 35 000 F CFA. On est fatiguées », s’est indignée l’une des protestataires, entourée d’autres commerçantes. Exaspérées par cette hausse, les revendeuses ont décidé de faire entendre leur mécontentement afin d’obtenir une solution.

Sur place, les agents du ministère ont procédé à des vérifications sur pièces. En l’absence du propriétaire de l’établissement, les employés ont confirmé le prix de 35 000 F CFA dénoncé par les revendeuses pour le « chacha », précisant qu’il s’agissait d’une consigne de leur patron. Les contrôleurs ont également relevé un décalage entre les prix affichés et ceux effectivement pratiqués.
Au terme de leurs vérifications, les agents ont retenu deux manquements : la pratique de prix illicites et le défaut de barème de prix. Une convocation a ainsi été remise à l’établissement pour la suite de la procédure.
« Ils sont à porte-à-faux avec la loi. Des infractions ont été constatées. Au ministère du Commerce, cela donnera lieu à une amende transactionnelle qu’ils devront payer. Ensuite, ils devront régulariser leur situation », a expliqué l’inspecteur Assiri.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la vie chère engagée par le gouvernement à travers le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. « C’est dans le cadre de la lutte contre la vie chère que nous sommes là. Au nom du ministre du Commerce, nous sommes venus nous enquérir de la situation. Effectivement, il y a fraude. Les commerçants pratiquent des prix illicites », a déclaré Adou Koffi, directeur régional adjoint, réaffirmant la volonté des services compétents de veiller au respect des prix plafonnés par le gouvernement.
La présence des agents du ministère a été favorablement accueillie par les revendeuses, qui espèrent voir cette intervention contribuer à faire baisser les prix du poisson sur leur lieu d’approvisionnement.
Pour rappel, les prix de certaines denrées de grande consommation sont plafonnés par le gouvernement. Les opérateurs concernés sont tenus de respecter les dispositions réglementaires en vigueur et ne peuvent procéder à des augmentations en dehors du cadre autorisé. La poissonnerie Falli Sal devra désormais répondre des manquements relevés lors du contrôle.
Martial Galé



