
Vatican: Mgr Jean Sylver Mambé, un ivoirien nommé nonce apostolique au Mali
En décidant d’accréditer comme Nonce apostolique au Mali, Mgr Mambé Jean Sylver Emien, le Saint Père a donné à la Côte d’Ivoire son premier “chef de mission” diplomatique. Et ce, après plus de 125 ans d’évangélisation.
Nommé le mercredi 02 février 2022, le nouveau représentant officiel du Saint Siège au Mali était conseillé à la Nonciature. Avec cette charge, le Pape François lui confère le siège titulaire de Potenza Picenza, avec dignité d’archevêque. D’où son titre de Monseigneur.
Qui est Mgr Mambé Jean-Sylver ?
Peu connu de la communauté catholique en Côte d’Ivoire nonobstant leur joie, Mgr Mambé Jean-Sylver est né à Jacqueville, en Côte d’Ivoire, le 16 septembre 1970. Il a été ordonné prêtre le 14 décembre 1997 et incardiné dans le diocèse de Yopougon. Détenteur d’un doctorat en Droit Canonique, il est entré très jeune (Ndlr : À 35 ans, il était l’un des plus jeunes diplomates ivoiriens après le ministre ESSY Amara) au service diplomatique du Saint Siège, le 1 juillet 2005. L’exercice de ces fonctions l’ont conduit dans plusieurs Nonciatures. Angola, Nigeria, Nouvelle Zélande, en Espagne, République Tchèque, puis Guinée et Mali où il était conseillé jusqu’à cette nomination qui lui confère le rang de premier ivoirien à cette prestigieuse charge pontificale. Comme tout bon diplomate, il est polyglotte avec 5 langues à son actif : à savoir le français, l’anglais, l’espagnol l’italien et le portugais. Il est âgé de 52 ans.
Les enjeux d’une nomination en terre malienne
Déjà présent au Mali avec résidence en Guinée, il ne fait l’ombre d’aucun doute que « Mgr Mambé connaît son terrain », rapporte une source à Catholikia. Au-delà de la diplomatie, le rôle du nouveau Nonce va bien plus loin que le classique régie par la convention de Vienne. Chargé des relations entre les évêques locaux et la Curie romaine, il doit veiller à ce que le magistère du Pape soit relayé dans un contexte sociopolitique tendu. Qu’à cela ne tienne, aussi bien pour les ivoiriens que pour les maliens, les attentes sont grandes. L’espoir d’une mission fructueuse aussi par la grâce de Dieu.
Abdel-Habib Dagnogo







