
Présidentielle 2025 : Tiémoko Meyliet Koné, une candidature qui s’installe sans bruit
Lemandatexpress – Le grand Congrès du RHDP des 21 et 22 juin derniers reste dans les esprits comme une démonstration de force destinée à convaincre le président Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat. Sous les ovations d’un public chauffé à blanc, les déclarations d’élus et les appels des mouvements de soutien, tout semblait militer pour un « oui » du chef de l’État. Pourtant, Alassane Ouattara est resté ferme : « Je vous ai compris, dans les jours à venir, je prendrai une décision, après mûres réflexions, en mon âme et conscience ». Une façon élégante de refuser, sans brusquer, ni ses partisans, ni l’équilibre au sein de son parti.
Plutôt que de trancher, le président a habilement recentré le débat sur l’avenir : celui de la nation, de ses institutions et de la jeunesse. Il a réaffirmé sa foi en la compétence, la stabilité, la consolidation des acquis. Et surtout, il a lancé cette phrase lourde de sens : « Je vous donne rendez-vous dans les semaines à venir ».
Depuis, les spéculations vont bon train. Qui pour incarner la relève ? Des noms circulent. Patrick Achi, Téné Birahima Ouattara, et d’autres figures du premier cercle. Mais un nom revient avec insistance, dans un murmure plus que dans un fracas: celui de Tiémoko Meyliet Koné, actuel vice-président.
En effet, aucune déclaration tapageuse, aucun slogan accrocheur. Mais une montée en puissance perceptible, presque organique. Koné Meyliet, dont le parcours force le respect ancien gouverneur de la BCEAO, ministre, haut fonctionnaire, diplomate, semble incarner le choix de la raison.

Formé entre Dakar et Washington, natif de Tafiré, il a gravi tous les échelons du système économique et institutionnel ouest-africain, avant de répondre à l’appel du pays. Depuis, il agit dans l’ombre, sans jamais faire de l’ombre. Il écoute, il observe, il agit discrètement, mais efficacement.
On peut dire de façon subtile que c’est le Vice-président Tiemoko Meyliet Koné qui pourrait être le meilleur candidat. Il ne fait pas de bruit, mais partout où il passe, l’équilibre revient. Tiémoko Meyliet Koné, l’homme qui, naturellement était prédestiné à de grandes choses, mais qui, depuis des années, préparait chaque mètre de sa trajectoire sans un mot de trop.
« Né à Tafné, formé entre Dakar et Washington, il gravit les échelons de la BCEAO pendant 10 ans, jusqu’à en tenir les clés. En 2002, il devient vice-président. Un choix ? Non, une évidence. Dans l’ombre, il avait toujours été là. Il pilote le développement sans projecteur : agriculture, route, numerique, femme, jeunesse… Il supervise le plan PND. Pendant que d’autres s’agitent, lui, construit. A Davos, à l’Union africaine à la Cop, il parle peu, mais quand il parle, on l’écoute », a déclaré le confrère “Le nouveau Réveil” dans son numéro du jeudi 03 juillet 2025.

Aujourd’hui, on le retrouve sur le terrain, loin des caméras, dans les villages, présent sans bruit, attentif sans mise en scène. Pas de campagne, mais une démarche qui rassure. Une posture de rassembleur. Et déjà, certains voient en lui un homme prêt, pendant que d’autres s’interrogent : est-ce lui que « le boss » prépare ?
Dans un parti où l’image d’Alassane Ouattara demeure centrale, toute succession doit être pensée avec doigté. Et si cette « candidature à pas feutrés » n’était qu’un test, un ballon d’essai lancé pour préparer les esprits à une transition ? Peut-être. Mais force est de constater que le nom de Koné Meyliet revient avec insistance dans les cercles politiques et les conversations stratégiques.
Et s’il représentait cette fameuse surprise que personne n’ose encore officialiser ? Celle d’un homme à la fois discret, compétent et équilibré, qui pourrait prolonger l’héritage sans heurt, ni rupture ?
Le silence est peut-être sa plus grande force. Et dans cette période de réflexion ouverte par le président Ouattara, Tiémoko Meyliet Koné s’impose, doucement mais sûrement, comme une évidence qui ne dit pas son nom.
Abran Saliho avec Le Nouveau Réveil







