
Secteur du commerce : Plus de 27 360 plans de formation financés par le FDFP entre 2012 et 2023
Lemandatexpress – Entre 2012 et 2023, le Fonds de Développement de la Formation Professionnelle (FDFP) a accordé une attention particulière au secteur du commerce en finançant plus de 27 360 plans de formation, soit 33,86 % de l’ensemble des demandes reçues.
Ces chiffres ont été communiqués par Dr N’Dri Philippe, Secrétaire général du FDFP, lors de la première journée de l’atelier d’orientation des études prospectives 2025, tenue le jeudi 31 juillet 2025 au Plateau.
Cette forte mobilisation témoigne de l’importance stratégique du secteur du commerce, qui contribue à un peu plus de 15 % du PIB et regroupe près de 30 % de la population active occupée. À ce sujet, Dr N’Dri a souligné :« Le commerce est une véritable colonne vertébrale de l’activité économique nationale ».
Mieux encore, il a ajouté :« C’est un secteur vital, à la croisée des mutations économiques », justifiant ainsi l’engagement constant du FDFP en faveur de son développement.
Selon lui, le commerce constitue « sans contexte, l’un des piliers de notre économie nationale », avec une dynamique présente « aussi bien dans les circuits formels que dans l’économie informelle », où il « joue un rôle crucial dans la génération de revenus, notamment pour les jeunes, les femmes et les travailleurs indépendants».
Cependant, malgré ces avancées, Dr N’Dri a mis en lumière une fragilité préoccupante. « Derrière cette dynamique, nos analyses révèlent une inadéquation entre les domaines de formation demandés et les compétences réellement nécessaires ».
En guise d’illustration, il a précisé que « seulement 8,91 % des demandes concernent les compétences numériques », et « 1,44 % s’intéresse au transport et à la logistique », laissant de côté des domaines pourtant jugés porteurs, tels que la finance digitale, l’e-commerce, l’intelligence client, l’hôtellerie ou la restauration.
Selon lui, ces secteurs marginalisés sont pourtant « au cœur de l’évolution des modes de consommation ».
Ces déséquilibres, note-t-il, « doivent interpeller » afin de mieux « orienter la formation vers des compétences génératrices de valeur ajoutée ». L’enjeu : préparer les acteurs du commerce à l’économie numérique, à la formalisation des activités et à la compétition régionale et internationale.
Pour faire face à ces défis, l’atelier a réuni des représentants d’entreprises, d’organisations professionnelles, de faîtières, de syndicats, d’associations, ainsi que des structures publiques partenaires. Objectif : mobiliser leur expertise, leurs constats de terrain et leurs projets pour identifier ensemble les axes prioritaires des études prospectives à venir.
Selon Dr N’Dri Philippe, il est désormais essentiel de cartographier les métiers en tension ou émergents, mieux comprendre les mutations du commerce (digitalisation, logistique, distribution moderne), anticiper les besoins en compétences de demain.
Au total, le FDFP souhaite faire de cette rencontre « un moment de co-construction », visant à intégrer « la voix des entreprises, des réseaux professionnels, des syndicats et des partenaires publics » pour bâtir une formation professionnelle « véritablement utile, adaptée et tournée vers l’avenir ».
L’atelier s’est poursuivi le vendredi 1er août avec les acteurs du secteur des BTP.
Martial Galé






