
Renforcement de la sécurité chimique: SPCIADM-CI organise le deuxième exercice national de sûreté et de sécurité chimique
Lemandatexpress – Dans le cadre du renforcement de la sécurité chimique nationale, le Secrétariat permanent de la Commission pour l’interdiction des armes de destruction massive en Côte d’Ivoire (SPCIADM-CI) organise, le 13 novembre 2025, le deuxième exercice national de sûreté et de sécurité chimique (ESS-CHIM N°2).
L’événement se tiendra au 1er Bataillon d’infanterie d’Akouédo, à Abidjan, sous la coordination du Lieutenant-colonel Yao Bi Richard, Chef du Département des Armes Biologiques du SPCIADM-CI.
Placée sous le thème « Déversement accidentel d’un produit chimique toxique non identifié dans une agglomération », cette simulation vise à tester la capacité de réaction, de coordination et de communication des structures nationales en cas d’incident chimique majeur. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre du plan d’activités 2025 du SPCIADM-CI et répond aux obligations de la Convention sur les armes chimiques (CAC), ainsi qu’aux engagements internationaux de la Côte d’Ivoire en matière de sécurité et de sûreté chimiques.
L’exercice consistera à simuler un déversement accidentel d’un produit toxique inconnu, entraînant une série d’interventions : alerte de sécurité, reconnaissance et évaluation des risques, évacuation des populations, décontamination des victimes, mise en place d’un périmètre de sécurité et coordination de la communication de crise. Une opération de dépollution clôturera la manœuvre.
Plusieurs structures civiles et militaires prendront part à cet exercice grandeur nature à savoir
le Ministère d’État, Ministère de la Défense (SPCIADM-CI, 1er Bataillon d’infanterie, UIGN, DSASA, SCA, GSPM) ;
le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité (ONPC, FRAP) ;
le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique (CIAPOL) ;
le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (ARSN, SAMU) ;
ainsi que d’autres partenaires techniques et institutionnels du SPCIADM-CI.
L’ESS-CHIM N°2 permettra d’évaluer les procédures opérationnelles existantes, d’identifier les besoins en formation et en équipement, et de renforcer la coopération civilo-militaire dans la gestion des risques NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique).
À terme, les résultats attendus portent sur une meilleure coordination interinstitutionnelle, une amélioration de la capacité opérationnelle des équipes spécialisées, et une mise à jour des protocoles nationaux de gestion des urgences chimiques. Un rapport d’évaluation assorti de recommandations viendra capitaliser les acquis de cet exercice stratégique pour la sécurité nationale.
Sidoine Koffi







