
Côte d’Ivoire : 32 ans après sa mort, voici le message d’Houphouët-Boigny aux Ivoiriens!
Lemandatexpress – Ce dimanche 7 décembre 2025 marque le 32e anniversaire de la disparition de Félix Houphouët-Boigny. Trente-deux ans après sa mort (1993), le père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne demeure omniprésent dans la mémoire collective, dans le débat politique et dans l’imaginaire national.
De la majorité présidentielle aux rangs de l’opposition, rares sont les acteurs politiques ivoiriens qui ne se réclament pas de l’héritage houphouëtiste. RHDP comme PDCI-RDA invoquent sa pensée, sa philosophie de gouvernement et son sens aigu de l’État. En clair: Houphouët-Boigny appartient à tous les Ivoiriens, au-delà des appartenances partisanes. Sa vision – bâtir une nation stable, ouverte et prospère – continue de servir de référence dans un contexte régional et international parfois troublé.
Le bâtisseur d’une Côte d’Ivoire moderne
Médecin de formation, homme d’État par conviction, Félix Houphouët-Boigny, né le 18 octobre 1905, a posé les fondations de la Côte d’Ivoire moderne. Sous sa gouvernance, le pays a connu une transformation profonde : infrastructures, écoles, centres de santé, routes, barrages, agriculture performante.
Mais au-delà du béton et de l’asphalte, il a surtout façonné un modèle de développement fondé sur la stabilité politique et la confiance des partenaires internationaux. La Côte d’Ivoire est devenue, sous son leadership, un pôle de prospérité et un havre de paix en Afrique de l’Ouest.
La paix comme boussole
S’il fallait retenir un mot pour résumer la philosophie houphouëtiste, ce serait sans doute celui de la paix. « La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement », aimait-il rappeler. Cette maxime, aujourd’hui encore, résonne comme un appel à la responsabilité collective. Houphouët-Boigny avait compris avant beaucoup d’autres que sans paix durable, aucun développement n’est possible.
Son engagement pour le dialogue, la tolérance et la coexistence pacifique demeure un héritage précieux, notamment pour les jeunes générations qui n’ont pas connu son époque mais subissent parfois les conséquences des divisions politiques.
Houphouët-Boigny n’est pas mort
Chaque 7 décembre, la Nation se recueille. Mais plus qu’une commémoration, c’est une introspection collective. Houphouët-Boigny n’est pas mort. Il survit à travers ses œuvres, ses idées, ses institutions, et surtout à travers l’idéal de paix qu’il a légué aux Ivoiriens.
Le Sage de Yamoussoukro, le Grand Bâtisseur, reste cette conscience silencieuse qui rappelle, année après année, que l’unité nationale et le dialogue valent mieux que la division.
En ce 32ᵉ anniversaire, son message demeure intact : préserver la paix, construire ensemble, et transmettre aux générations futures une Côte d’Ivoire forte, réconciliée et ambitieuse.
Une filiation assumée
Dernier Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny de 1990 à 1993, Alassane Ouattara incarne, aux yeux de nombreux observateurs, la continuité de cette vision bâtisseuse. En accédant à la magistrature suprême en 2011, il s’est inscrit dans les pas de son mentor. Il à mis l’accent sur la reconstruction, la croissance économique et la modernisation de l’État.
Au regard de son bilan économique et infrastructural, beaucoup le considèrent comme le deuxième grand bâtisseur de la Côte d’Ivoire, dans une filiation assumée avec le père fondateur.
M.Galé







