
Côte d’Ivoire : Engouement autour des législatives 2025, un nouveau revers pour l’opposition radicale
Lemandatexpress – Ouverte le vendredi 19 décembre à minuit, la campagne électorale pour les élections législatives se déroule dans un climat marqué par un engouement visible. Pour une partie de l’opposition ayant opté pour la politique de la chaise vide, ce choix semble déjà produire des effets difficiles à ignorer.
La course aux 255 sièges de l’Assemblée nationale bat son plein dans une ferveur qui témoigne de l’importance accordée à cette échéance démocratique. Sur l’ensemble des 205 circonscriptions électorales, les candidats sont au contact des populations, multipliant les rencontres de proximité et les opérations de terrain pour convaincre les électeurs.
Du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest, en passant par le Centre, l’ambiance de campagne est perceptible, portée par la période festive de fin d’année. Surtout, les activités se déroulent dans un climat globalement apaisé, conformément aux engagements des autorités étatiques et de la Commission électorale indépendante.
Cette dynamique est également relevée par des observateurs extérieurs. Un auditeur de RFI, prénommé Abdoulaye, l’a ainsi souligné lundi lors de l’émission Appels sur l’actualité, évoquant une campagne active et sans tensions majeures.
À l’évidence, les prévisions pessimistes d’une partie de l’opinion ne semblent pas se confirmer. Ceux qui redoutaient un scrutin sans réel enjeu, en raison du boycott annoncé par Laurent Gbagbo et certains acteurs de l’opposition, sont aujourd’hui amenés à reconsidérer leur analyse.
Les premiers enseignements de cette campagne pointent vers une difficulté persistante pour le PPA-CI et l’opposition radicale à peser sur le jeu institutionnel par l’absence.
Après l’échec du Front commun à entraver le processus électoral lors de la présidentielle d’octobre, l’ancien chef de l’État voit une nouvelle fois sa stratégie contestée par les faits.
Dans ce contexte, la perspective d’une large majorité parlementaire pour le RHDP se dessine de plus en plus nettement. L’auditeur de RFI évoque même le risque d’une Assemblée nationale à dominante unique, conséquence directe du choix de retrait opéré par une partie de l’opposition.
Reste le PDCI-RDA, engagé avec 163 candidats, aux côtés d’autres formations comme le MGC et l’ADCI. Mais leur capacité à contenir l’élan du parti au pouvoir demeure incertaine. Selon un cadre du PDCI-RDA, qui s’est récemment confié à Lemandatexpress.net sous couvert d’anonymat, le parti septuagénaire n’espérerait pas dépasser la barre des 40 sièges à l’issue du scrutin.
De son côté, le RHDP bénéficie d’un maillage territorial solide et de candidats à fort ancrage local, un atout déterminant dans ce type d’élection.
Autant d’éléments qui font de ces législatives un moment charnière de la vie politique ivoirienne. À moins d’un revirement stratégique majeur, l’opposition radicale pourrait se retrouver durablement marginalisée dans les institutions.
M.Galé







