
Législatives 2025 : Assalé Tiémoko promet de se battre « pour que la volonté du peuple de Tiassalé soit respectée »
Lemandatexpress – Assalé Tiémoko, député sortant de Tiassalé, ne décolère pas. Donné perdant à l’issue des résultats provisoires des élections législatives de 2025, le président d’ADCI continue de revendiquer la victoire face à son adversaire, Alpha Sanogo.
Lors d’une conférence de presse animée ce mardi, le maire de Tiassalé n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé avec véhémence ce qu’il qualifie de « braquage électoral », estimant que le verdict des urnes a été dénaturé.
« Ils vont trop loin. Les élections ne doivent pas se transformer en farce dans notre pays. J’ai gagné cette élection avec 1 356 voix d’écart. Tous les 127 procès-verbaux issus des bureaux de vote l’attestent, et personne ne peut sérieusement contester cela », a-t-il martelé.
Assalé Tiémoko a pris à témoin les forces de l’ordre, affirmant que celles-ci, présentes dans les centres de vote et lors du dépouillement, « savent exactement ce qui s’est passé ». Il a également évoqué les rapports du corps préfectoral, les observations des organisations de la société civile ainsi que le travail de la presse accréditée par la CEI, qui a, selon lui, relayé les résultats en temps réel.
Pourtant, selon les chiffres provisoires proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI), Alpha Sanogo est déclaré vainqueur avec 8 557 voix, soit 52,42 % des suffrages exprimés, contre 45,88 % pour Assalé Tiémoko.
Convaincu d’avoir remporté le scrutin à la loyale, le journaliste et homme politique affirme être déterminé à utiliser tous les moyens légaux pour faire valoir ce qu’il estime être la vérité des urnes.
« J’ai gagné ces élections et je me battrai pour que la volonté du peuple de Tiassalé et de Morokro soit respectée. Si l’on laisse prospérer ce genre de pratiques, beaucoup d’Ivoiriens finiront par se détourner des urnes, convaincus que leur vote ne compte pas », a-t-il prévenu.
Le lundi 29 décembre, la Commission électorale indépendante ( CEI) a proclamé solennellement les résultats provisoires des élections des députés à l’Assemblée nationale. Et ce conformément à l’article 86 alinéa 2 du Code électoral.
À partir de cette échéance, tout candidat contestataire dispose d’un délai de cinq jours pour saisir le Conseil constitutionnel. Une voie de recours qui s’offre à l’honorable Assalé, déterminé à conserver son siège à Tiassalé.
Martial Galé







