
Aire marine du Sud-Comoé : le GIAMSUC laisse des acquis durables
Lemandatexpress – La deuxième et dernière réunion du Comité national de pilotage du projet GIAMSUC (Gestion intégrée de l’aire marine et côtière du Sud-Comoé), financé par le Secrétariat exécutif de la Convention d’Abidjan et exécuté par le CIAPOL, s’est tenue le mardi 30 décembre 2025 dans un réceptif hôtelier d’Abidjan-Cocody.
Couplée à l’atelier de clôture du projet, cette rencontre multipartite a été l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre des activités, de valider les livrables et de procéder à la clôture officielle du projet. Le GIAMSUC vise, rappelons-le, la création d’une aire marine protégée transfrontalière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Représentant le Directeur général du CIAPOL, M. Mahan Josias a indiqué que cette activité s’inscrit dans un contexte régional et international marqué par le renforcement de la gouvernance environnementale et la mise en œuvre des accords multilatéraux sur l’environnement (AME).

« Ce projet s’aligne pleinement sur nos priorités nationales, notamment la protection de l’environnement marin et côtier, la lutte contre la pollution — en particulier plastique — et la préservation de la biodiversité », a-t-il souligné. Il a ajouté que l’aire marine et côtière du Sud-Comoé, zone d’intervention du projet, constitue un espace d’une grande valeur écologique, économique et sociale. Selon le collaborateur du professeur Ossey Yapo, ce bilan global permettra de valider les livrables produits et de définir les perspectives en vue de la pérennisation des acquis.
Prenant la parole au nom de la présidente du Comité de pilotage du GIAMSUC, M. Yao N’Da Firmin a mis en lumière l’impact du projet. Il a rappelé qu’en deux années de mise en œuvre, le GIAMSUC a permis de renforcer les capacités des acteurs locaux, de sensibiliser les parties prenantes aux enjeux de la biodiversité et de la pollution marine, de produire des outils d’aide à la décision et de poser les bases d’une gouvernance plus inclusive et plus efficace de l’espace marin et côtier.

Selon lui, ces résultats sont le fruit d’un engagement collectif. Il a, à cet effet, exprimé sa profonde reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leur appui constant, aux équipes de mise en œuvre pour leur professionnalisme, ainsi qu’aux communautés locales pour leur adhésion et leur participation active.
Pour sa part, Mme Békoin Marguerite, chef de service au Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) et par ailleurs coordonnatrice du projet GIAMSUC, a également mis en exergue les acquis majeurs du projet. Parmi les livrables, elle a cité l’élaboration du plan de gestion spatiale maritime de Grand-Bassam.
Une fois approuvé par le gouvernement, ce document permettra de mieux planifier les activités dans l’espace marin et côtier de Grand-Bassam, d’éviter les conflits d’usage, de renforcer la protection de l’environnement marin et côtier et de contribuer au développement socio-économique de la zone.
Au-delà, le projet GIAMSUC a permis la réalisation d’études en vue de la création d’aires marines protégées sur un site transfrontalier entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Au total, cinq sites ont été identifiés pour être érigés en aires marines protégées, dont le premier est celui de Grand-Béréby.
Martial Galé







