
Le député Samy Merhy aux parents de Lakota : «« M’insulter en me traitant d’étranger est une blessure profonde »
Dans une déclaration rendue publique sur la toile, le Député de Goudouko-Niambezaria, dans le département de Lakota, Samy Merhy a répondu aux attaques identitaires dont il est la cible. En invoquant ses racines Dida et son histoire personnelle, l’élu lance un appel vibrant à l’unité et au respect de la dignité humaine.
C’est un homme blessé, mais debout, qui s’est adressé à ses concitoyens. Samy Merhy, figure politique bien connue, a choisi de confronter frontalement le discours de haine qui tente de le marginaliser. « M’insulter en me traitant d’étranger est une blessure profonde », confie-t-il, rappelant que derrière l’homme public se trouve un fils né de l’union entre une femme Dida et un père libanais.
Pour le député, ces insultes ne l’atteignent pas seulement lui, mais elles constituent une offense envers toutes les mères, et plus particulièrement les femmes Dida. En s’adressant à ceux qu’il appelle ses « frères et sœurs », il met chacun face à ses responsabilités : rejeter l’un des siens, c’est insulter sa propre lignée.
L’amour comme seul héritage
Au-delà de la politique, le message de Samy Merhy est un hommage à l’amour universel. Évoquant l’union de ses parents, il rappelle une vérité simple : on ne choisit pas sa naissance, mais on choisit la force que l’on tire de ses racines.
« Mon père et ma mère se sont aimés. Cet amour m’a donné la force de me battre, de grandir et de devenir l’homme que je suis aujourd’hui. »
À travers cette confidence, il interroge l’intimité de chaque foyer ivoirien, rappelant que la mixité — qu’elle soit ethnique ou raciale — est une réalité vécue par de nombreuses familles.
Le point d’orgue de son message est une mise en garde contre l’instrumentalisation du racisme à des fins de division territoriale. Selon lui, la haine de l’autre est la « plus dangereuse des armes » utilisée pour fragiliser les départements et les communautés.
En appelant au « discernement », Samy Merhy exhorte les populations à ne pas se laisser manipuler par des discours qui cherchent à briser le socle de la fraternité. Son plaidoyer se conclut par un slogan qui résonne comme une urgence nationale : « STOP AU RACISME ».
Dans un pays qui se veut une terre d’accueil et de fraternité, la voix de Samy Merhy rappelle que l’identité ne se définit pas par la couleur de peau, mais par l’amour porté à sa terre et à son peuple.
Rappelons que le député Samy Merhy a été réélu dans la circonscription électorale de Goudouko-Niambezaria. Son principal adversaire, Samuel Wakoubou Dago (Sam Wakouboué) appelle à la reprise des élections car, selon lui, ces élections ont été entachées d’irrégularités.
Hilaire Gueby







