
Mairie, conseil régional : Assalé Tiémoko lance un sondage en vue des élections locales de 2028
Lemandatexpress – Assalé Tiémoko Antoine, maire de Tiassalé et président du mouvement ADCI, regarde déjà vers l’horizon 2028. Quelques semaines après sa défaite aux élections législatives du 27 décembre, le journaliste et homme politique a choisi une démarche peu commune dans le paysage politique ivoirien : demander directement l’avis des citoyens avant d’arrêter ses ambitions électorales futures.
Fidèle à son image de leader atypique, Assalé Tiémoko mise sur la consultation populaire. Plutôt que d’imposer une décision, il a décidé d’impliquer les Ivoiriens – et particulièrement sa communauté en ligne – dans sa réflexion politique. Sur sa page Facebook officielle, ce dimanche 11 janvier, il a lancé, sans détour : « Sondage pour 2028 : la mairie de Tiassalé ? Une commune d’Abidjan ? Le conseil régional ? »
Une publication simple en apparence, mais lourde de sens. Elle traduit la volonté de l’élu de s’ouvrir à de nouveaux horizons, tout en restant à l’écoute de ceux qui le suivent et le soutiennent. Très rapidement, la question a suscité un flot de réactions, révélant l’attachement d’une partie de l’opinion à son engagement politique et à son parcours.
Parmi les avis exprimés, certains se veulent pragmatiques. L’internaute Courageux l’enfant tranche sans hésiter. « Le conseil régional d’Agnéby-Tiassa fera l’affaire. Dans le département de Tiassalé, Taabo et Sikensi, vous gagnez au premier tour haut la main », estime-t-il, convaincu du poids électoral d’Assalé Tiémoko dans la région.
D’autres contributions se montrent plus nuancées et introspectives. Patrice Kouakou, notamment, écarte clairement l’option d’un retour à la mairie de Tiassalé et interpelle l’élu sur la question de la parole donnée.
« Vous avez déclaré publiquement que vous ne vous représenterez pas à la mairie de Tiassalé en 2028. Parce que vous êtes un homme d’honneur, je souhaite de tout cœur que vous restiez fidèle à cette parole. La force morale d’un leader se mesure aussi à sa capacité à tenir ses engagements, même quand les circonstances changent », écrit-il.
Dans un long message empreint de respect et de profondeur, l’internaute rappelle ce qu’il considère comme la vocation première d’Assalé Tiémoko. « Bien avant la mairie, votre rêve était clair : être député pour défendre les peuples. La mairie est venue par la force des choses ; l’Assemblée nationale, elle, était votre vocation ».
Deux pistes lui semblent alors cohérentes avec ce parcours : « Soit préparer votre retour à l’hémicycle en 2030, là où votre combat national prend toute sa dimension ; soit, si vous souhaitez rester dans la gestion locale, le faire dans une autre commune, sans créer d’ambiguïté morale à Tiassalé », suggère-t-il.
Mais Patrice Kouakou va plus loin, appelant l’élu à inscrire son action dans une ambition historique : « L’idéal, selon moi, serait encore plus grand : porter le combat pour que Tiassalé devienne une région et que Morokro devienne un département. Ce serait une œuvre historique, à la hauteur de ce que vous devez aux populations de cette belle localité, qui vous ont toujours fait confiance et que vous n’avez jamais trahies non plus, en devenant leur député ».
Pour cet internaute, Assalé doit « s’élever à un niveau plus large, plus structurant, plus durable pour la Côte d’Ivoire ».
Au total, à travers ce sondage, Assalé Tiémoko semble vouloir transformer une période de remise en question en opportunité de refondation politique. Une démarche participative qui, au-delà du simple choix d’un mandat, interroge la relation entre un leader et ses citoyens, à l’aube d’échéances décisives pour la démocratie locale ivoirienne.
Martial Galé







