
Commémoration de l’holocauste : L’ambassadeur Simon Seroussi rappelle l’universalité du devoir de mémoire de la Shoah
Lemandatexpress – La communauté diplomatique et plusieurs familles se sont réunies, mercredi 21 janvier 2026 à Abidjan, pour la commémoration de la Shoah. Une cérémonie empreinte d’émotion au cours de laquelle l’ambassadeur d’Israël en Côte d’Ivoire, Simon Seroussi, a livré un discours d’une grande intensité, appelant à la vigilance collective face aux dérives de l’humanité.
Pour le diplomate, la Shoah demeure une « plaie béante » pour Israël et pour le peuple juif, une blessure qui « ne s’est jamais refermée » plus de huit décennies après la Seconde Guerre mondiale. Il a rappelé que, dans presque chaque famille juive, un nom ou un visage a disparu « dans le néant de la barbarie nazie », tant l’entreprise d’extermination fut totale, méthodique et industrielle.
« La Shoah n’était pas un conflit politique, ni une bataille territoriale, mais l’élimination systématique d’un peuple entier pour une seule raison : son existence », a insisté l’ambassadeur, soulignant la froide mobilisation de la science et de la technique pour optimiser le meurtre de masse de six millions de juifs.

Face à cette tragédie qui continue de marquer la mémoire juive trois générations plus tard, Simon Seroussi a réaffirmé la portée concrète du célèbre engagement « plus jamais ça » : « La Shoah nous a appris ce qui peut arriver lorsqu’un peuple est laissé sans défense, sans pays, sans capacité de se protéger. »
À l’heure où disparaissent les derniers survivants, il a insisté sur la responsabilité de transmission qui incombe désormais aux générations actuelles.
Poursuivant, il a rappelé que cette tragédie, bien que lointaine géographiquement, concerne l’humanité entière : « La Shoah n’est pas seulement une tragédie juive ou européenne, c’est une tragédie universelle. Elle dit jusqu’où l’homme peut aller lorsqu’il renonce à ce qui fait son humanité. », a-t-il souligné.
Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, la montée des discours de haine et la fragilisation des repères, il a appelé à faire de ce souvenir un « guide moral » pour chaque société.
Aux côtés d’Israël, l’Allemagne, les États-Unis et la Côte d’Ivoire, représentés par leurs ambassadeurs et officiels, ont réaffirmé leur solidarité et leur soutien lors de cette commémoration. La cérémonie a également été ponctuée de témoignages poignants de familles de victimes, venues rappeler l’importance de préserver la mémoire des disparus.
Pour conclure, Simon Seroussi a souligné que se souvenir ne consiste pas seulement à regarder le passé avec douleur, mais à assumer « la responsabilité de défendre la dignité humaine, partout et pour tous ».Une exhortation forte, résonnant bien au-delà des murs du lieu de commémoration.
Des bougies ont été allumées, symbole de commémoration.
Abran Saliho







