
Accusations du Niger contre la Côte d’Ivoire : Les Gardiens de la République 225 dénoncent une « diversion grotesque»
Le mouvement « Les Gardiens de la République 225 » est monté au créneau ce vendredi pour répondre aux récentes piques du général Abdourahamane Tiani. Pour l’organisation dirigée par Soro Nambégué Issouf, les attaques contre Alassane Ouattara ne sont que l’aveu d’un échec cuisant de la transition nigérienne.
Le miroir aux alouettes de Niamey
Dans une déclaration musclée, le mouvement pro-Ouattara n’y est pas allé de main morte pour qualifier la sortie du président de la transition nigérienne. Les accusations de déstabilisation portées contre la Côte d’Ivoire sont ainsi balayées du revers de la main, présentées comme une « stratégie de survie » pour un régime en manque de résultats.
« Quand on gouverne par la peur et l’improvisation, on finit toujours par parler trop fort… et trop faux », peut-on lire dans le communiqué. Selon les GR 225, Niamey tenterait d’exporter ses difficultés internes en se créant un ennemi extérieur imaginaire, une technique classique des régimes dits « en panne d’inspiration ».
Le communiqué souligne un contraste saisissant entre deux méthodes de gouvernance :
D’un côté, Niamey : Décrit comme un régime de « slogans creux » et de « discours martiaux », transformant le pays en terrain d’expérimentation géopolitique.
De l’autre, Abidjan : Présenté comme un pôle de stabilité, focalisé sur la croissance, les réformes et le respect des engagements internationaux.
Pour Soro Nambégué Issouf, la souveraineté ne se « proclame pas dans les micros », elle se vit à travers la capacité d’un État à nourrir et sécuriser son peuple, deux points sur lesquels la junte nigérienne est sévèrement interpellée.
Tout en réitérant son soutien indéfectible au Président Alassane Ouattara, le mouvement avertit que si la Côte d’Ivoire refuse de s’abaisser à la politique de l’insulte, elle ne laissera pas pour autant le champ libre aux « mensonges ».
HG







