
Côte d’Ivoire: Le Grand Abidjan et le Sud désormais hors de contrôle du PDCI-RDA
Lemandatexpress-Le refus de trois députés (Jean-Marc Yacé, Emmou Sylvestre, Éhouo Jacques) de siéger au sein du groupe parlementaire du PDCI-RDA sonne comme un signal d’alarme: le vieux parti traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Il perd surtout du terrain dans la zone sud du pays.
Ils n’ont pas quitté le PDCI-RDA. Du moins, c’est ce qu’ils affirment avec insistance. Pourtant, en refusant de siéger au sein de son groupe parlementaire, Emmou Sylvestre, Jean-Marc Yacé et Jacques Éhouo infligent un coup dur à une formation politique dont le poids électoral ne cesse de s’éroder, particulièrement dans le Grand Abidjan et, plus largement, dans le Sud du pays.
Aux dernières élections législatives, Marcory, bastion longtemps tenu par Aby Raoul, est tombé dans l’escarcelle du RHDP. À Yopougon, malgré une alliance avec le FPI et l’ADCI d’Assalé Tiémoko, le parti septuagénaire n’a pas réussi à triompher. Seules les circonscriptions de Cocody, Port-Bouët et du Plateau ont permis de sauver l’honneur.
Un score peu valorisant, qui traduit surtout une résignation grandissante dans l’ensemble du Sud ivoirien. Dans la région des Grands Ponts, l’empreinte du PDCI-RDA est devenue quasi inexistante.
Jacqueville, Dabou et Grand-Lahou ont tous basculé sous la bannière du RHDP. Même constat dans l’Agnéby-Tiassa : en plus d’Agboville, les circonscriptions de N’douci et Tiassalé ont confirmé l’ancrage du parti au pouvoir. Charles Gnahoré y a conservé son siège, tandis qu’Alpha Sanogo a renvoyé Assalé Tiémoko hors du Parlement. La Mé, l’Indénié-Djuablin, le Moronou et le Sud-Comoé ne font pas exception. Partout, le recul est perceptible.
Ce déclin continu illustre les difficultés du parti à exister depuis son divorce avec le RHDP. Pis encore, rien ne semble indiquer une amélioration à court terme, au regard d’une gouvernance interne marquée par les atermoiements de Tidjane Thiam.
M. Galé







