
Protection du droit des enfants: L’UNICEF rend hommage au préfet Ekponon André, infatigable défenseur des droits de l’enfant
Lemandatexpress – L’émotion était palpable au siège de l’UNICEF, à Cocody hier mardi 24 février 2016, où l’institution onusienne a rendu un hommage appuyé à Ekponon Assoumou André, préfet hors grade admis à la retraite. Une cérémonie solennelle pour saluer un parcours marqué par un engagement constant en faveur des enfants, notamment durant ses années de service dans la région du Poro, à Korhogo.
Devant un parterre d’invités, partenaires institutionnels et collaborateurs, Jean François Basse a tenu à exprimer la profonde gratitude de l’UNICEF envers celui qu’il considère comme un pilier de l’action sociale dans le nord du pays. « Nous lui devons beaucoup », a-t-il insisté, rappelant combien le préfet Ekponon a su mobiliser l’ensemble des services déconcentrés de l’État pour faciliter la mise en œuvre des programmes de l’organisation.
Sous son autorité, les interventions de l’UNICEF dans les domaines de la protection de l’enfant, de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et de l’eau, hygiène et assainissement ont bénéficié d’un appui institutionnel déterminant.
À Korhogo, les équipes de terrain comme les délégations de partenaires internationaux ont pu compter sur son hospitalité et son sens élevé du service public.
« Son départ à la retraite est une grande perte pour nous », a confié le représentant de l’UNICEF, soulignant l’humilité, la rigueur et la profonde humanité d’un administrateur attaché à la dignité de la personne humaine, en particulier celle des enfants. Au-delà de la reconnaissance, l’organisation a voulu ériger son parcours en exemple pour la jeunesse ivoirienne et pour les nouvelles générations de préfets appelées à prendre les rênes de l’administration territoriale.
Très ému, le préfet Ekponon André a dit sa surprise et sa gratitude face à cette distinction. « Ce n’est pas facile de se faire reconnaître par une institution comme l’UNICEF », a-t-il confié, avouant être venu à la cérémonie « avec un pincement au cœur ». Il a tenu à associer son épouse à cet hommage, rappelant le soutien discret mais essentiel de sa famille tout au long de sa carrière.
Loin de considérer cette reconnaissance comme un aboutissement, l’ancien préfet y voit désormais une responsabilité. « Cette distinction m’oblige à continuer à renforcer la plaidoirie pour la défense des droits des enfants », a-t-il déclaré. Se définissant comme un « soldat à la cause des enfants », il a promis de demeurer un partenaire fidèle de l’UNICEF, même à la retraite.
Par cet hommage public, l’UNICEF ne s’est pas seulement acquitté d’un devoir de gratitude. L’institution a posé un acte fort rappelant que la protection de l’enfant est une responsabilité collective, portée par des femmes et des hommes d’engagement. Et qu’à l’image du préfet Ekponon André, le service de l’État peut rimer avec humanisme, exemplarité et fidélité aux valeurs de justice et de dignité.
Sidoine Koffi







