
Sénégal – Maroc : l’arbitre aurait subi des pressions, les révélations qui dérangent
Lemandatexpress – La polémique autour de la CAN 2025 ne faiblit pas, bien au contraire. Après la décision du jury d’appel actant la défaite du Sénégal sur tapis vert, un nouvel éclairage vient relancer le débat et lui donner une tournure encore plus sensible. Cette fois, c’est le journaliste de Canal+, Philippe Doucet, qui apporte des éléments troublants sur le rôle de l’arbitre de la finale.
Alors que beaucoup concentraient leurs analyses sur les aspects juridiques et réglementaires de la décision, lui invite à regarder ailleurs : du côté du déroulement même de la finale et surtout des rapports rédigés par l’arbitre congolais Jean-Jacques Ngambo Ndala.
Selon ses révélations, l’homme en noir aurait produit deux rapports distincts. Le premier, rédigé à chaud juste après la rencontre, resterait relativement classique. Mais c’est le second, écrit le lendemain, qui change complètement la lecture des événements. Un document beaucoup plus détaillé, dans lequel l’arbitre revient sur certaines décisions qu’il affirme ne pas avoir pu appliquer.
Dans ce second rapport, Jean-Jacques Ngambo Ndala explique qu’il envisageait de suivre strictement le règlement après la sortie des joueurs sénégalais du terrain. Concrètement, cela signifiait mettre un terme définitif à la rencontre et attribuer la victoire au Maroc, conformément aux règles en vigueur dans ce type de situation.
Mais ce qui interpelle le plus, ce sont les raisons avancées pour justifier le fait qu’il ne soit pas allé au bout de cette démarche. L’arbitre évoque des interventions extérieures, notamment celle du président de la commission des arbitres, qui l’aurait dissuadé de prendre ces décisions. Une affirmation lourde de sens, car en principe, ce type d’intervention n’a pas sa place dans le processus décisionnel d’un arbitre pendant ou après un match.
Autre point soulevé : la question des sanctions disciplinaires. Là encore, l’arbitre indique qu’il souhaitait infliger des cartons jaunes aux joueurs sénégalais ayant quitté le terrain, comme le prévoit le règlement. Une intention qui, selon lui, n’a finalement pas été suivie d’effet, pour des raisons similaires.
Ces révélations, si elles sont avérées, déplacent le débat. On ne parle plus seulement d’une décision contestée ou d’un litige sportif classique. On entre dans un terrain beaucoup plus sensible, celui d’éventuelles pressions, d’ingérences et de dysfonctionnements au sein de l’organisation.
Dans ce contexte, les propos de Philippe Doucet résonnent comme un signal d’alerte. Ils laissent entendre que l’affaire pourrait prendre une ampleur bien plus grande dans les jours ou semaines à venir.
Car au fond, une question demeure : si l’arbitre n’a pas pu appliquer le règlement comme il le souhaitait, pourquoi ? Et surtout, sous l’influence de qui ?
Autant d’interrogations qui laissent penser que ce dossier est loin d’avoir livré tous ses secrets. Si ces éléments sont confirmés, l’affaire pourrait dépasser le cadre de cette finale et ébranler durablement certaines instances du football africain.
Martial Galé
Lemandatexpress.net







