
PDCI-RDA : Vent de fronde judiciaire contre Tidjane Thiam,Hamed Koffi Zarour, appelle au rassemblement
Alors que la Côte d’Ivoire célébre ce vendredi 20 mars 2026 la fête de l’Aïd el-Fitr, l’actualité politique s’est invitée au cœur des réjouissances. Une tribune de Hamed Koffi Zarour, cadre du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), vient mettre en lumière une nouvelle zone de turbulences pour le doyen des partis politiques ivoiriens, une offensive judiciaire visant directement son président, Tidjane Thiam.
Moins d’un an après le plébiscite du 9ᵉ Congrès extraordinaire du 14 mai 2025, où Tidjane Thiam avait été élu avec un score écrasant de 99,77% des voix, l’unité du parti est mise à l’épreuve. Des cadres issus des rangs du PDCI ont déposé une assignation en justice pour contester la régularité de cette élection, invoquant des motifs liés à la nationalité et à l’interprétation des statuts.
Pour Hamed Koffi Zarour, cette démarche est perçue comme une tentative de « fragiliser » le parti au moment même où il entame sa mue vers la modernité. « Faire du juge l’arbitre de nos choix internes, c’est déplacer le débat du terrain politique vers celui des procédures, au risque de nier la parole militante », déplore-t-il dans son adresse.
Thiam, « l’alternative crédible » face au pouvoir
La défense de la légitimité de Tidjane Thiam s’articule autour de deux piliers : son identité ivoirienne incontestable et son profil de gestionnaire de haut vol. La tribune rappelle que l’ancien patron du Credit Suisse représente, pour une grande partie de la jeunesse et des cadres, un modèle de « rigueur » et une « exigence éthique » nécessaires pour redynamiser l’économie ivoirienne.
« Il a dirigé des organisations gérant des volumes d’actifs supérieurs au budget annuel de notre pays », souligne Zarour, positionnant Thiam comme le candidat naturel pour la reconquête du pouvoir d’État prévue en 2030.
Appel à la discipline pour 2030
Au-delà de la bataille juridique, c’est un véritable cri du cœur pour l’unité qui est lancé. L’enjeu est de taille. Éviter que les querelles intestines ne fassent le jeu de l’adversaire politique. En cette période de fin de Ramadan, Hamed Koffi Zarour a profité de ses vœux à la communauté musulmane pour exhorter les militants à la « cohésion sociale » et à la « fraternité ».
HILAIRE GUEBY







