
Cacao durable : en visite dans la Mé, le ministre Abou Bamba salue les avancées du projet PROMIRE
Lemandatexpress – En déplacement dans la région de la Mé, le samedi dernier, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, est allé constater de visu l’état d’avancement du projet PROMIRE, dédié à la promotion d’un cacao sans déforestation en Côte d’Ivoire.
Au cours de cette visite, le ministre a échangé avec les bénéficiaires ainsi que les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Ces discussions ont permis de mettre en lumière les défis persistants du secteur agricole, notamment la dégradation progressive des terres.
Selon lui, la pression foncière, l’expansion des cultures et la réduction du couvert forestier contribuent fortement à la baisse des rendements et à l’appauvrissement des sols. Une situation préoccupante qui appelle à des solutions durables.

C’est dans cette optique que le ministère, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et avec l’appui financier du Fonds vert pour le climat, met en œuvre le projet PROMIRE. L’objectif est clair : encourager une agriculture bas carbone à travers des pratiques de production de cacao respectueuses des forêts.
Quatre ans après son lancement dans la région de la Mé, les résultats sont jugés encourageants. Le projet a permis d’accompagner 1 487 producteurs, de convertir près de 1 000 hectares de plantations dégradées en systèmes agroforestiers, et de restaurer plus de 400 hectares de terres.

Par ailleurs, plus de 280 hectares sont en cours de certification foncière au profit de 141 producteurs, tandis que des centaines d’acteurs ont été sensibilisés aux enjeux de sécurisation du foncier rural.
Au-delà des chiffres, ces actions visent à réduire la pression sur les forêts, améliorer la productivité agricole, renforcer les capacités des producteurs et accroître leurs revenus, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique.

Le ministre a insisté sur la nécessité de considérer la protection de l’environnement comme une véritable opportunité économique. Il a notamment évoqué le potentiel du marché des crédits carbone, estimant que la Côte d’Ivoire dispose d’atouts importants dans ce domaine.
« Nous allons mener des études pour évaluer la possibilité de valoriser les crédits carbone issus du projet et de la région, afin que nos producteurs puissent bénéficier de retombées financières », a-t-il indiqué.
Dans un appel à la mobilisation collective, il a invité l’ensemble des parties prenantes à renforcer les efforts engagés pour concilier amélioration des conditions de vie des producteurs et préservation durable des forêts.
Présent à cette visite, Landry Ahouansou, directeur régional Afrique de l’Ouest du Fonds vert pour le climat, a salué les résultats obtenus. Il a réaffirmé l’engagement de son institution à poursuivre le financement de projets climatiques en Côte d’Ivoire, au bénéfice des communautés locales.
Martial Galé (source : sercom)







