Les « gnambro » et le plan Bacongo, Don Mello attaque, Mambé sur deux fronts, le cri du cœur d’Ignace Bessi ( La Matinale expresse)
Dans le domaine du transport, les rabatteurs, communément appelés « gnambro », continuent de semer la désolation. Don Mello, l’ancien compagnon de Laurent Gbagbo a, de son côté, égratigné Alassane Ouattara et le RHDP. Pendant ce temps, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a eu un calendrier chargé ce week-end. Présent à la fois à Treichville et à Alépé, il a apporté réconfort et soutien aux populations, tout en appelant à la cohésion sociale. Une paix que le cardinal Ignace Bessi juge, pour sa part, précaire…
Les récents événements de Yamoussoukro, marqués par l’assassinat d’un agent des Douanes, ont remis au goût du jour le phénomène des « gnambro ». Ces rabatteurs qui pullulent dans le milieu du transport se sont une nouvelle fois illustrés de la pire des manières.
Un acte récidiviste qui interroge sur « le règne de la terreur des gnambro ». « Comment peuvent-ils tuer pour une pièce de 100 F CFA ? », s’indigne Le Sursaut, qui pointe, au passage, les parrains souterrains de ces indélicats.
En attendant que toute la lumière soit faite sur la mort du douanier, l’activité des gnambro mérite une profonde réflexion. Sur le sujet, Tribune Ivoire propose d’explorer la méthode Bacongo pour éradiquer le phénomène. Le journal rappelle, en effet, le modèle mis en place à Koumassi autour de quatre axes. Il convient de souligner que, lors de son passage à la tête de cette commune, Ibrahim Cissé Bacongo avait entrepris de mettre de l’ordre dans le transport urbain.
Le processus électoral bloqué
En politique, ça bouillonne également. Radié du PPA-CI, Ahoua Don Mello s’active pour mettre en place son propre mouvement politique. En attendant, l’ancien compagnon de Laurent Gbagbo se montre très critique vis-à-vis du pouvoir. Dans un discours offensif, il a présenté Alassane Ouattara comme « le Président d’une partie des Ivoiriens », rapporte Notre Voie.
Par ailleurs, en appelant l’opposition à se donner des objectifs communs, le « Monsieur BRICS » de l’Afrique affirme que le processus électoral est bloqué par une logique d’État-parti. Un jugement qui intervient alors même que la réforme de l’organe électoral est engagée par le gouvernement.
Un fédéral FPI et une dizaine de militants PPA-CI
Mieux, malgré les récriminations de l’opposition, le RHDP continue de renforcer ses rangs. À preuve, relève Abidjan 24, le fédéral FPI France, Sehi Antoine, a rejoint le parti houphouëtiste. Dans la même veine, une dizaine de militants du PPA-CI ont rallié le RHDP à Anoumaba, rapporte Soir Info. Et cela, selon Louis Habonoua, parce que « Ouattara réalise le rêve d’Houphouët ».
Pendant ce temps, au PDCI-RDA, ce sont des regrets concernant le rapprochement avec le PPA-CI, à en croire les confidences d’un cadre du parti relayées par L’Expression. Par ailleurs, dans les colonnes du Nouveau Réveil, Jean-Marc Yacé, maire de Cocody et figure majeure du parti, alerte sur la guéguerre interne qui, selon lui, ne peut que nuire au PDCI-RDA. Pour lui, aucun problème ne vient de l’extérieur.
La rencontre avec Dieu…
L’actualité nationale est également dominée par l’agenda du Premier ministre. Robert Beugré Mambé était sur deux fronts ce week-end. D’abord à Treichville, avenue 8, pour apporter la compassion du gouvernement aux sinistrés de l’incendie qui s’est déclaré dans un immeuble, rapporte Le Mandat. Puis à Alépé, où Mambé a appelé à prier pour la cohésion autour de la Côte d’Ivoire. Il a notamment invité les fidèles méthodistes du temple Sinaï à faire en sorte « que la rencontre avec Dieu se fructifie ».
Pour sa part, le cardinal Ignace Bessi de l’Église catholique a lancé un cri du cœur face à la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire. « Notre pays ressemble à un brasier qui couve sous la cendre la braise », prévient-il, dans des propos rapportés par Le Débat ivoirien. En écho, le père Norbert Abekan appelle à la paix et à l’unité. Avant d’ajouter, selon L’Inter : « Dieu veut que nous soyons unis. » Des rappels qui valent leur pesant d’or dans un pays encore à l’épreuve de la réconciliation.
À demain.
Martial Galé






