Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a présidé la cérémonie de clôture de la 14ème édition de l’Accademy de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), le vendredi 30 octobre 2026 à Cocody-Abidjan. L’occasion pour le chef du gouvernement d’insister sur la capitalisation des recommandations issues de cette rencontre.
Ouvert, hier autour du hème « Capital humain : levier stratégique pour l’Afrique», le CGECI Academy a refermé des portes ce vendredi. Président de la cérémonie, le Premier ministre ivoirien s’est appesanti sur la suite à donner à cette rencontre.
« J’invite la CGECI et l’ensemble des organisations patronales à traduire les recommandations qui ont été présentées dans cette édition en engagements concrets », a déclaré Beugré Mambé.
Il attend, en effet, que les rencontres et les contacts noués au cours des travaux débouchent sur de nouveaux partenariats et investissements. Une directive qui, selon lui, cadre avec l’ambition du président de la République, Alassane Ouattara, de faire de la Côte d’Ivoire « une nation toujours prospère, compétitive et influente au sein de l’Afrique ».
Aussi, a-t-il exhorté à accorder une place de choix à la valorisation du capital humain, qu’il considère comme la principale richesse des nations. Mambé a souligné que les mutations technologiques, l’essor de l’intelligence artificielle et la recomposition des chaînes de valeur imposent aux pays africains de transformer leur potentiel démographique en compétences productives, en capacités d’innovation et en opportunités économiques durables.

« La ressource la plus précieuse d’une nation, c’est la qualité de son capital humain », a-t-il insisté.
le Premier ministre a relevé plusieurs recommandations formulées au terme des échanges, notamment le renforcement de l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, la promotion de l’apprentissage et de l’alternance, le développement des compétences numériques ainsi que la formation continue. Il a également mis l’accent sur l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes.
« Aucune politique industrielle ambitieuse, aucune transformation structurelle durable, aucune économie compétitive ne peut être bâtie sans des femmes et des hommes bien formés, qualifiés et capables d’innover », a-t-il fait observer.
Le chef du gouvernement a, par ailleurs, appelé les entreprises à anticiper les besoins en compétences des cinq, dix et quinze prochaines années. « Il faut leur ouvrir davantage vos portes pour faire des stages, des apprentissages et pour préparer l’évolution de l’utilisation de leur diplôme », a-t-il lancé.
Le Premier ministre a aussi rappelé la responsabilité collective des acteurs publics et privés dans la construction de l’avenir du continent. « Notre responsabilité collective est de donner à notre jeunesse les moyens d’apprendre, d’entreprendre, d’innover, de créer et de réussir », a-t-il affirmé.
Au terme de deux jours d’échanges, marqués par 25 sessions et la participation de 90 intervenants de haut niveau, notamment des conférenciers et des panélistes, les travaux de la CGECI Academy 2026 ont débouché sur six axes de recommandations.

Il s’agit de la formation pour produire à l’ère de l’intelligence artificielle, du développement des talents, du leadership et de la culture d’entreprise, de la promotion de l’inclusion des jeunes, des femmes et des différentes générations, de la protection et du financement du capital humain, ainsi que de la pérennisation de l’entreprise africaine.
Les recommandations s’appuient sur plusieurs défis structurels, notamment la faible orientation des jeunes vers l’enseignement technique, qui ne concerne que 6 % d’entre eux, le faible recours à l’intelligence artificielle comme outil d’innovation dans les entreprises africaines (1 %) et la difficulté des entreprises familiales à assurer leur succession, seules 2 % survivant à la deuxième génération.
Les échanges ont toutefois mis en évidence l’existence de talents, de ressources et d’une jeunesse dynamique, ainsi que de solutions déjà expérimentées.
Le président de la CGECI, Hammed Cissé, a appelé à une mobilisation collective pour transformer le potentiel économique du pays en opportunités, en emplois, en entreprises performantes et en prospérité partagée.
Il a salué l’attention du gouvernement aux préoccupations du secteur privé et souhaité que les conclusions de la CGECI Academy contribuent à enrichir les réformes et les initiatives prévues dans le cadre du PND 2026-2030.
Il a également annoncé la 15e édition de la CGECI Academy, prévue en 2027 à Abidjan, qui mettra à l’honneur les femmes et les hommes qui façonnent l’avenir économique par leur vision, leur audace et leur esprit d’entreprise, avec un accent sur la transmission et la relève entrepreneuriale.
Kouassi N’Goran


