
Montée des tensions en Côte d’Ivoire : Le CAUFEMCIP met en garde contre les dérives et appelle à l’apaisement
À quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre, le climat politique ivoirien connaît une crispation inquiétante. Face à cette situation, le Caucus des Femmes de Côte d’Ivoire pour la Paix (CAUFEMCIP) a publié une déclaration solennelle, par la voix de sa présidente, l’Honorable Mariame Traoré.

Dans cette sortie, le CAUFEMCIP s’alarme d’un regain de tensions marqué par des discours violents sur les réseaux sociaux et des actes de violence urbaine. Le Caucus évoque notamment des propos haineux relayés par des cyberactivistes, incitant à la division et à la haine identitaire, mais également des violences physiques comme l’incendie d’un bus de la SOTRA et l’attaque d’un véhicule de police à Yopougon, perpétrés dans la nuit du 1er au 2 août.

Un climat pré-électoral préoccupant
L’organisation, qui rassemble des femmes de toutes sensibilités politiques, religieuses et ethniques, se dit profondément préoccupée par cette atmosphère délétère. Elle rappelle son attachement aux valeurs de neutralité, de paix et de cohésion sociale.
« Nous assistons à une montée des discours extrémistes sur les réseaux sociaux. Certains internautes, influencés par ces messages, se laissent emporter dans des dérives qui menacent la stabilité nationale », a souligné l’Honorable Mariame Traoré.

Dans sa déclaration, le CAUFEMCIP invite les Ivoiriens à faire preuve de responsabilité, particulièrement dans leur usage de l’espace numérique. Il rappelle que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit et que tout abus peut faire l’objet de poursuites judiciaires.
L’organisation appelle également les acteurs politiques à la retenue et à l’ouverture d’un dialogue sincère, pour rassurer les populations et éviter tout débordement à l’approche de l’échéance électorale. « Les leaders doivent garder la tête froide et privilégier l’intérêt supérieur de la nation », insiste le Caucus.

Fidèle à sa mission, le CAUFEMCIP promet de continuer ses actions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire, afin de promouvoir une culture de paix et de respect mutuel. Il entend aussi renforcer sa présence dans les débats publics, pour faire entendre la voix des femmes en faveur d’un avenir apaisé et inclusif.
« Notre combat est celui de la paix. C’est le socle du développement durable et de la stabilité de notre pays », a conclu la présidente de l’organisation.
HG







