
Présidentielle 2025 : Laurent Gbagbo refuse de soutenir Don Mello et son ex-épouse, Simone
Lors d’une déclaration lue au siége du PPA-CI, par sa porte-parole Me Habiba Touré, l’ancien chef de l’État ivoirien et candidat déclaré à l’élection présidentielle, Laurent Gbagbo, s’est prononcé sur la décision du Conseil constitutionnel qui, le 8 septembre dernier, a validé la candidature du Président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat tout en rejetant 55 dossiers, dont ceux de plusieurs figures majeures de l’opposition.
Face à la presse nationale et internationale, M. Gbagbo a indiqué avoir consulté de nombreux acteurs politiques dont les candidatures ont été invalidées. Deux pistes ont émergé de ces discussions : soutenir l’un des candidats retenus ou engager une résistance démocratique. Si la première option a été jugée non consensuelle et dépourvue de légitimité, la seconde, fondée sur « des actions démocratiques et pacifiques », a été retenue comme ligne de conduite.
« Le véritable adversaire, c’est le régime RHDP »
Pour l’ancien président, l’enjeu dépasse désormais la compétition électorale. « Ce qui est en jeu, c’est la survie de notre démocratie, le respect de nos libertés publiques et l’avenir même de notre Nation », a-t-il affirmé, accusant le pouvoir en place de vouloir « transformer la Côte d’Ivoire en un royaume personnel ».
Laurent Gbagbo a mis en garde contre les dérives institutionnelles, rappelant que le précédent affrontement électoral entre lui et Alassane Ouattara avait déjà plongé le pays dans une crise profonde. « Les cicatrices de cette période ne se sont pas encore refermées », a-t-il insisté, appelant à éviter la répétition des erreurs du passé.
« Gouverner, ce n’est pas s’éterniser au pouvoir »
Revenant sur le rôle des institutions, le président du PPA-CI a rappelé que leur légitimité ne provient que du peuple. « Le peuple doit rester seul souverain dans le choix de ses dirigeants », a-t-il martelé, avant de prévenir : « Retirer ce droit au peuple, c’est condamner notre pays à l’instabilité. Le lui restituer, c’est ouvrir la voie à la paix et à la réconciliation. »
Dans un appel solennel à son rival, M. Gbagbo a souligné que l’histoire jugera les deux derniers anciens chefs d’État encore en vie – lui-même et Alassane Ouattara – non seulement sur leur gouvernance passée, mais aussi sur ce qu’ils transmettront aux générations futures.
« C’est unis que nous serons plus forts que la peur. Déterminés, nous serons plus forts que la répression. Mobilisés, nous serons plus forts que toutes les manœuvres », a conclu le message de l’ancien président, qui entend maintenir une mobilisation régulière sur la scène politique nationale.
Hilaire GGUEBY






