
Projet Cavally : l’OIPR et ses partenaires font le point sur l’avancement des travaux de préservation forestière
Lemandatexpress Dans le cadre de la politique nationale de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts, la phase 2 du projet Cavally progresse sous la conduite de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR).
Conformément au chronogramme, le Comité technique national (CTN) s’est réuni, jeudi 2 octobre, à Abidjan-Plateau, afin d’examiner les résolutions issues du Comité technique local (CTL) et d’arrêter de nouvelles orientations.
La rencontre s’est tenue en présence du directeur de cabinet adjoint, représentant le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique. Ce dernier a réaffirmé l’engagement de l’État à faire aboutir ce projet structurant. « Le ministre a reçu l’équipe en audience, et le directeur général de l’OIPR a ensuite présenté le projet au cabinet. L’intérêt du ministère et du gouvernement pour cette initiative n’est plus à démontrer », a-t-il assuré.
Toute chose qui reflète l’urgence environnementale que connaît la Côte d’Ivoire. Le pays a en effet perdu plus de 90 % de sa couverture forestière entre 1960 et 2021, principalement sous l’effet de l’agriculture extensive (cacao, caoutchouc). L’objectif national fixé à l’horizon 2030 est de restaurer le couvert forestier à 20 % du territoire, à travers la Politique de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts (PPREF).
C’est dans ce contexte que la Forêt classée du Cavally a été érigée, en 2023, en Réserve naturelle du Cavally (RNC), désormais placée sous la gestion de l’OIPR, avec l’appui de plusieurs partenaires dont Nestlé, SECO, Cocoasource, Touton, Barry Callebaut et Earthworm Foundation.
Les actions menées portent notamment sur la sensibilisation des communautés riveraines, la surveillance écologique et le suivi scientifique de la biodiversité. Le directeur général de l’OIPR, le Conservateur général Tondossama Adama, a assuré que la prise en main de la réserve se déroule dans de bonnes conditions.
De son côté, Koné Maméry, responsable d’Earthworm Foundation, a rappelé l’engagement de son organisation : « Notre action se traduit d’abord par la protection de la forêt, en collaboration avec l’OIPR. Nous participons aux patrouilles, aux aménagements, et finançons certaines activités de terrain. En périphérie de la réserve, nous travaillons avec les producteurs pour renforcer leur résilience, améliorer leurs revenus et diversifier leurs activités. »
Lors de la précédente session du Comité technique local, tenue le 13 septembre dernier, plusieurs résolutions avaient été adoptées, parmi lesquelles l’amélioration de la plateforme « Écho Cavally» pour une meilleure gestion des plaintes, ainsi que la poursuite des actions de sensibilisation et l’implication accrue des jeunes dans la préservation de la réserve.
À noter qu’un clip vidéo réalisé avec l’artiste Ariel Sheney fait partie du plan de sensibilisation.
Martial Galé






