
Lutte contre les vices à l’école : Charles Kouakou appelle l’État et les cadres locaux à s’approprier le film ”Le Bak”
Lemandatexpress – À l’issue de la première phase du ”Bak Tour”, Charles Kouakou a animé un point presse ce lundi 25 mai 2026 à Cocody-Angré. Accompagné de l’actrice principale, Kouassi André Ange Valérie (Nina), le producteur a dressé un bilan satisfaisant de sa tournée, tout en lançant un appel pressant aux décideurs pour qu’ils s’approprient ce film conçu comme un véritable outil de salubrité publique.
Le constat est alarmant dans le milieu scolaire ivoirien, où les notes sexuellement transmissibles, la drogue et les vices en tout genre dictent trop souvent leur loi. C’est pour briser ce silence coupable que la maison de production Yatigué a mis en scène cette triste réalité dans ”Le Bak”, un long-métrage de 1h20mn.
Face à l’urgence d’éveiller les consciences de sa cible principale, la production a initié une caravane de diffusion à travers le pays. Cette première étape, qui a sillonné plusieurs grandes localités de l’intérieur avec l’appui institutionnel du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a suscité une vive émotion et une adhésion totale des élèves, des parents et des autorités locales.
Fort de ce succès, Charles Kouakou regarde déjà vers l’avenir mais entend mener ce combat avec le pouvoir public ainsi que toutes les forces vives. Pour la seconde phase de la caravane prévue dès la prochaine rentrée scolaire, le producteur sollicite désormais l’implication directe du Ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation.

Au-delà de l’administration centrale, son message s’adresse directement aux leaders locaux, aux élus et aux cadres des différentes régions afin qu’ils facilitent la diffusion du film dans leurs localités respectives. Pour lui, investir dans la culture et la sensibilisation est un devoir national.
« Nous pensons que ce film, le Bak, est un outil que nous mettons à la disposition de nos dirigeants pour qu’ils puissent préparer la jeunesse qui va prendre la relève demain. Parce que malheureusement cette jeunesse-là est portée sur la facilité, or on ne construit pas avec la facilité. Cette jeunesse aujourd’hui, nous avons vu que la drogue est entrée dans nos écoles. Il faut que nous puissions parler à nos enfants. Et je pense qu’en leur parlant, nous pourrons obtenir des résultats pour que la Côte d’Ivoire de demain soit meilleure », a martelé le producteur.
Pour soutenir son plaidoyer, le cinéaste n’a pas hésité à tracer un parallèle historique avec le modèle de développement asiatique. Il a rappellé qu’il y a quelques décennies, la Côte d’Ivoire affichait un niveau de développement comparable à celui de la Corée du Sud.

Selon Charles Kouakou, si cette dernière est aujourd’hui une puissance émergente incontournable, c’est avant tout parce que sa jeunesse a été rigoureusement formée et préparée à prendre les rênes du pays en réalisant des choses extraordinaires. C’est précisément cette trajectoire que le producteur ambitionne de tracer pour la Côte d’Ivoire à travers son œuvre, qu’il conçoit comme une ”contribution citoyenne” pour aider la nouvelle génération à se responsabiliser.
Car il est convaincu que le 7ème art reste le levier le plus efficace pour transformer les mentalités en profondeur, car l’être humain procède à une immense majorité de ce qui est ancré dans son subconscient. Selon lui, si les dirigeants veulent réellement changer les choses, ils doivent impérativement investir dans le cinéma.
Charles Kouakou a conclu sa rencontre en saluant chaleureusement les médias nationaux, qu’il considère comme des partenaires stratégiques indispensables dans cette campagne de ”salubrité morale”, déplorant au passage le fait que le monde politique marginalise parfois le pouvoir de la presse alors qu’aucune grande action durable, soutient le conférencier, ne peut se construire sans elle.
Zéphirin Gohia







