
Journée internationale de lutte contre la pêche INN : la Côte d’Ivoire renforce son arsenal contre le pillage des ressources marines
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), célébrée ce 5 juin 2026, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a réaffirmé l’engagement du gouvernement ivoirien à protéger les ressources halieutiques nationales et à garantir une exploitation durable des richesses marines.
Dans une déclaration officielle, le ministre a rappelé que la Côte d’Ivoire, forte de sa Zone économique exclusive (ZEE) d’environ 200 000 km², considère la préservation de ses eaux comme un enjeu stratégique touchant à la fois à l’économie nationale, à la sécurité alimentaire et à la stabilité sociale des communautés vivant des activités de pêche.
Selon le ministre, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée constitue aujourd’hui l’une des plus grandes menaces pour le secteur halieutique. Elle favorise la surexploitation des ressources marines, fragilise les écosystèmes, prive l’État de recettes importantes et expose les pêcheurs respectueux de la réglementation à une concurrence déloyale.
« Défendre nos eaux, c’est défendre nos emplois, notre pouvoir d’achat et notre souveraineté économique », a insisté le membre du gouvernement.
Une surveillance renforcée des espaces maritimes
Sous l’impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara, la lutte contre la pêche INN est devenue une priorité nationale. À cet effet, le ministère a engagé une modernisation du dispositif de surveillance maritime à travers la réorganisation du Centre de Surveillance des Pêches (CSP).
Le ministre a assuré que la Zone économique exclusive ivoirienne bénéficie désormais d’un contrôle accru grâce à la mobilisation des inspecteurs des pêches et des forces navales, limitant considérablement les activités des navires opérant en dehors du cadre légal.
Deux projets majeurs pour 2026
Pour renforcer davantage la gouvernance du secteur, le gouvernement prévoit la mise en œuvre de deux initiatives structurantes au cours de l’année 2026.
La première concerne l’extension du système de suivi satellitaire aux acteurs de la pêche artisanale. Cette mesure vise à améliorer la sécurité des pêcheurs, optimiser la gestion des captures et garantir une meilleure traçabilité des produits halieutiques afin d’accéder à des marchés plus rémunérateurs.
La seconde porte sur la construction d’un Centre national de surveillance des pêches ultramoderne. Doté d’outils avancés de géolocalisation, d’analyse de données et de coordination opérationnelle en temps réel, cet équipement devrait renforcer significativement les capacités de contrôle et de protection des ressources marines nationales.
Une coopération internationale renforcée
Le gouvernement ivoirien entend également poursuivre son action à travers des partenariats stratégiques. Le ministre a notamment salué la coopération avec l’Union européenne dans le cadre de l’Accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable, ainsi que les efforts conjoints menés avec le Comité des Pêches du Centre Ouest du Golfe de Guinée et les structures régionales de sécurité maritime.
Ces collaborations permettent la mise en place de patrouilles conjointes et d’actions coordonnées destinées à lutter efficacement contre le pillage des ressources halieutiques dans le golfe de Guinée.
Hommage aux acteurs de la surveillance maritime
Profitant de cette journée internationale, Sidi Tiémoko Touré a rendu un hommage appuyé aux agents de surveillance, marins et inspecteurs des pêches qui œuvrent quotidiennement à la protection des ressources marines ivoiriennes.
Le ministre a enfin réaffirmé la détermination de la Côte d’Ivoire à maintenir une politique de tolérance zéro face à la pêche illégale, avec pour ambition de bâtir un secteur halieutique performant, créateur de richesses et durable pour les générations futures.
MK







