
PPA-CI : Lida Kouassi et Ibrahim Zigui obtiennent une liberté provisoire
La Cour d’appel d’Abidjan a ordonné, ce lundi 6 juillet, la mise en liberté provisoire de Moïse Lida Kouassi, cadre du PPA-CI et ancien ministre de la Défense, ainsi que d’Ibrahim Zigui, cyberactiviste proche de cette formation politique.
Cette décision met fin à plusieurs mois de détention pour les deux hommes, dont les dossiers étaient suivis de près par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui réclamait leur libération.
Moïse Lida Kouassi avait été interpellé le 9 août 2025 avant d’être placé sous mandat de dépôt le 11 août par la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan. Il était poursuivi dans le cadre de l’enquête sur les violences survenues dans la nuit du 1er au 2 août 2025 à Yopougon, marquées notamment par l’incendie d’un autobus de la SOTRA et le saccage d’un véhicule de police.
De son côté, Ibrahim Zigui purgeait une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme pour provocation à l’insurrection et troubles à l’ordre public. Le cyberactiviste s’était notamment fait remarquer durant le processus électoral précédant l’élection présidentielle d’octobre 2025, en appelant les Ivoiriens à se vêtir du maillot de l’équipe nationale et à se rassembler dans les espaces publics lors de la publication de la liste électorale.
La libération des militants et sympathisants détenus constituait l’une des principales revendications du PPA-CI. Le 16 mai dernier, à Songon, l’ancien président Laurent Gbagbo avait réaffirmé cette priorité, évoquant notamment le cas d’Ibrahim Zigui.
Réagissant à la décision de la Cour d’appel, l’avocat de Zigui, Me Ange Rodrigue Dadjé, a exprimé sa satisfaction en adressant ses remerciements « aux autorités ivoiriennes et à la Justice pour leur clémence ».
Cette remise en liberté provisoire intervient quelques semaines après celle de Gala Kobéi, autre militant du PPA-CI, et est perçue comme un nouveau geste d’apaisement dans le contexte politique national.
M.Galé






