
Environnement : la Côte d’Ivoire prépare une participation coordonnée aux trois grandes COP de 2026
À quelques semaines des grandes conférences internationales sur l’environnement, le gouvernement ivoirien a lancé le processus de préparation de la participation nationale aux trois Conférences des Parties (COP) des Conventions de Rio. Une démarche visant à harmoniser les positions du pays et à renforcer son influence dans les négociations internationales.
Comme à son habitude, la Côte d’Ivoire participera cette année aux trois rendez-vous majeurs de la gouvernance environnementale mondiale : la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, prévue du 17 au 28 août à Oulan-Bator, en Mongolie, la COP17 sur la biodiversité, du 19 au 30 octobre à Erevan, en Arménie, et la COP31 sur les changements climatiques, du 9 au 20 novembre à Antalya, en Turquie.
Dans cette perspective, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, à travers la Direction de la lutte contre les changements climatiques et de la transition écologique (DLCCTE), a organisé, mardi 7 juillet 2026, au CERAO à Cocody-Angré, une réunion d’information consacrée à la préparation de la participation ivoirienne à ces trois grandes conférences.

Progrès en matière de protection de l’environnement
Présidée par la directrice de cabinet adjointe, Mme Indira Yanni-Domingo, représentant le ministre Abou Bamba, la rencontre a réuni les principales parties prenantes nationales ainsi que les partenaires techniques et financiers. Les échanges ont porté sur les enjeux stratégiques de ces conférences, l’état des préparatifs ainsi que les modalités pratiques relatives aux accréditations, aux déplacements, à l’hébergement et à l’obtention des visas.
Pour la directrice de la lutte contre les changements climatiques et de la transition écologique, Mme Adiko Patricia, ces conférences constituent une occasion pour la Côte d’Ivoire de mettre en lumière les progrès accomplis en matière de protection de l’environnement, de partager ses expériences et de consolider ses partenariats internationaux.
Elle a également indiqué que cette rencontre offre un cadre de concertation permettant aux différents acteurs d’exprimer leurs préoccupations, d’obtenir les clarifications nécessaires et de mieux s’approprier le processus national de préparation.

Des positions « solides, consensuelles et techniquement étayées »
De son côté, Mme Indira Yanni-Domingo a souligné que cette réunion marque le lancement d’un vaste processus de concertation nationale destiné à élaborer des positions « solides, consensuelles et techniquement étayées », portées par l’ensemble des parties prenantes.
Elle a rappelé qu’à l’initiative du Président Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire a fait de la transition écologique un pilier de son développement. La restauration des couverts forestiers, la préservation de la biodiversité, l’agriculture durable, la lutte contre la dégradation des terres, le financement climatique innovant avec l’obtention sud du siège régional du Fonds Vert pour le Climat. “Ces engagements se traduisent notamment par la mise en œuvre de nos contributions déterminées au niveau national et de notre stratégie nationale de la diversité biologique avec l’implication croissante des acteurs publics, privés et de la société civile”, dira-t-elle en substance.
À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique entend garantir une participation coordonnée et efficace de la délégation ivoirienne afin de renforcer la voix de la Côte d’Ivoire dans les négociations internationales et de promouvoir ses priorités en matière de climat, de biodiversité et de gestion durable des terres.
Martial Galé






