‎Climat et Santé : La Côte d’Ivoire affine sa stratégie pour la COP31 à Antalya

lemandatexpress – L’interaction étroite entre le dérèglement climatique et la santé humaine pousse désormais les experts du climat et de la santé à faire front commun. En prélude à la 31e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP31), prévue du 9 au 20 novembre prochain à Antalya, en Turquie, l’hôtel Novotel d’Abidjan-Plateau a servi de cadre, ce vendredi 30 octobre 2026, au Dialogue national sur le climat et la santé.

‎Réunis à cette occasion, les acteurs issus principalement du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ainsi que du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique ont appelé d’une seule voix à placer l’enjeu sanitaire au cœur des négociations internationales. Pour concrétiser cette ambition, ils préconisent notamment l’intégration de responsables de la santé au sein de la délégation officielle des négociateurs ivoiriens, afin d’aborder des thématiques cruciales comme la vulnérabilité des femmes face au réchauffement ou la prise en charge des pathologies exacerbées par le climat, telles que les affections rhumatismales.
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‎Représentant le délégué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Côte d’Ivoire, le Dr Ambroise Ané a rappelé le sens profond de ce rassemblement en citant le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros, pour qui « la crise climatique est une crise sanitaire ». Il a ensuite souligné la fragilité de nos écosystèmes. « La santé, c’est le fil invisible qui relie l’être humain à son environnement. Et lorsque ce fil est solide, les communautés prospèrent. Lorsque ce fil se fragilise, les communautés apparaissent. Et lorsque le fil menace de se rompre, c’est les équilibres sanitaires, sociaux et économiques qui vacillent », a-t-il indiqué.
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‎Évoquant également les avertissements du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, sur l’urgence de survie globale, le Dr Ané a insisté sur la réalité du terrain médical. « Pour nous, acteurs de la santé, cette urgence ne se mesure pas uniquement en degrés Celsius ou en millimètres de pluie. Elle se mesure dans les consultations supplémentaires que nous enregistrons dans nos centres de santé, dans les maladies évitables, dans les inquiétudes des familles confrontées à des risques nouveaux ou aggravés », a-t-il précisé.
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‎Face à ces menaces croissantes, la convergence institutionnelle s’impose comme une priorité. Indira Yanni-Domingo, directrice de cabinet adjointe du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, a ainsi insisté sur l’impérieuse nécessité d’une synergie interministérielle. « Face aux effets du changement climatique sur la santé des populations, aucun secteur ne peut agir isolément. La réponse exige une approche intégrée, fondée sur la complémentarité de nos expertises et la coordination de nos interventions », a-t-elle martelé.

Elle a, dans la foulée, invité les participants à co-construire trois instruments fondamentaux, à savoir une position commune nationale, une structure de coordination claire au sein de la délégation et une feuille de route assortie de responsabilités et d’échéances précises. Portant la voix du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Dr Koné Blaise a réaffirmé la détermination totale de son département à occuper pleinement sa place dans cette dynamique intersectorielle, garantissant ainsi une contribution ivoirienne à la hauteur des attentes lors du rendez-vous mondial d’Antalya.
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‎Zéphirin Gohia

lemandatexpress.net

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