
Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : Le secteur de l’immobilier identifié comme l’un des plus vulnérables
« Le secteur de l’immobilier a été identifié, au cours des différentes évaluations, comme l’un des secteurs les plus exposés au blanchiment de capitaux, avec un niveau de vulnérabilité qui s’élève à 0,95 sur une échelle de 0 à 1 ». C’est en ces termes que le Directeur de cabinet du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU), Diabaté Kaladji, a ouvert, au nom du premier responsable dudit département, un atelier de sensibilisation et de formation à l’intention des professionnels de l’immobilier. C’était le jeudi 2 juin dernier, au jardin des rails sis au Plateau.
Relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), au profil des promoteurs et agents immobiliers, ce rendez-vous a été le cadre pour traiter cette épineuse question dont souffre le système financier des plusieurs pays. À cet effet, deux importantes communications, sur les obligations en matière de LBC/FT du secteur de l’immobilier et la technique d’indentification, d’évaluation des risques et l’élaboration de la cartographie des risques, ont sanctionné cet atelier de sensibilisation et de formation. « Le MCLU attend de votre part la validation des lignes directrices de la mise en œuvre des obligations du secteur de l’immobilier en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme », a fait savoir Diabaté Kaladji aux séminaristes.

Le conseiller technique du MCLU en charge des affaires juridiques, Martial Goris, pour sa part, l’organisation de cette session vient à point nommé étant donné que la côte d’Ivoire fera l’objet d’une seconde évaluation par les experts du Fonds mondial international (FMI). « Les formations qui nous réunit ce jour vise à faire en sorte que les professionnels de l’immobilier intègrent les obligations qui sont les leurs découlant de la Loi sur le blanchiment des capitaux, en ce qui concerne la première communication. La seconde vise à leur permettre d’identifier les risques liés à leurs activités et de pouvoir mieux les gérer », a-t-il indiqué.
À noter que cette activité s’inscrit dans le cadre de la politique nationale en vue de la sécurisation du système financier du pays. Cette volonté se matérialise par la Loi N°2016-992 du 14 novembre 2016 relative à la lutte contre ce phénomène. Aussi, répondant à cette stratégie, deux instruments ont été mis en place. Il s’agit de la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et le Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (CCPN-LBC/FT/P).
Zéphirin Gohia







