
Lutte anti-corruption en CI: Comment Épiphane Zoro Bi Ballo impose l’intégrité comme un capital stratégique
À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption célébrée ce jeudi 9 juillet 2026 à Abidjan, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) a tracé les contours d’un changement de paradigme majeur. Sous l’impulsion de son président, Épiphane Zoro Bi Ballo, l’institution n’envisage plus seulement la probité comme un devoir moral, mais comme le moteur indispensable de la souveraineté économique et de l’attractivité du pays.
Réunis au Plateau jeudi 9 juillet, sous le thème continental de la promotion de l’intégrité, les acteurs publics, privés et internationaux ont mesuré la mutation profonde de la stratégie ivoirienne, désormais axée sur la prévention plutôt que sur la seule répression.
Accueillant l’événement au cœur des institutions, la conseillère municipale Lydie Kouassi, représentant le maire du Plateau, a d’emblée appelé les collectivités territoriales à « montrer l’exemple » par la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques. C’est dans ce cadre qu’Épiphane Zoro Bi Ballo a défendu sa vision où l’intégrité est un « véritable capital stratégique », essentiel à la stabilité et à la compétitivité.
Sous sa direction, la HABG s’est positionnée à l’avant-garde de la modernisation de l’État grâce à des réformes majeures : digitalisation des procédures, durcissement du contrôle patrimonial des dirigeants, création du registre des bénéficiaires effectifs et renforcement de la lutte contre le blanchiment.
Ces efforts ont permis une progression à long terme dans l’Indice de Transparency International, le pays passant d’un score de 27/100 en 2013 à 45/100 dix ans plus tard. Évoquant un léger recul en 2025, l’Inspecteur général d’État Ahoua N’Doli Théophile, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, a d’ailleurs reconnu que « cette baisse est aussi une manière de nous dire que nous devons faire davantage d’efforts », réitérant l’engagement du président Alassane Ouattara à bâtir une gouvernance résiliente face aux dérives numériques.
Pour l’avenir, le président de la HABG a tracé une feuille de route prospective : institutionnalisation d’une enquête nationale, protection juridique des lanceurs d’alerte et généralisation des dispositifs de conformité (compliance) en entreprise. Invité spécial à prononcer la conférence inaugurale, l’ancien ministre français de l’Économie Michel Sapin a appuyé ces orientations en démontrant que la transparence et la conformité sont les piliers indispensables contre le blanchiment de capitaux.
Enfin, au nom de l’Union africaine, le Dr Ladislas Nze Bekale a rappelé que « la corruption n’est pas une fatalité » mais exige « une volonté politique affirmée au plus haut niveau », tout en insistant sur le rôle crucial des médias, des femmes et des jeunes. Par cette synergie, la HABG sous l’ère Zoro Bi Ballo s’impose définitivement non plus comme un simple censeur, mais comme le partenaire stratégique du développement durable de la Côte d’Ivoire.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé, haut président de l’événement était représenté par l’inspecteur général d’État (IGE), Ahoua N’Doli Théophile. “Loin de nous satisfaire des avancées non négligeables, nous continuerons à intensifier nos efforts. Cela suppose un changement d’échelle dans nos approches.”, a-t-il indiqué.
MK







