
Résilience au climat : Le PCR-CI équipe 30 stations de la SODEXAM en matériels informatiques
Lemandatexpress – Dans le cadre de la mise en oeuvre de sa composante 4 ou “soutien à la gestion de projet”, le Projet de Connectivité inclusive et d’infrastructure rurale en Côte d’Ivoire (PCR-CI) équipe la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM). À travers la remise un lot de matériels informatiques.
Cet accompagnement, de façon détaillée, est composé de sept ordinateurs portables+licence système d’exploitation+anti-virus, trois ordinateurs de bureau, deux onduleurs pour ordinateurs de bureau, un NAS (Système de sauvegarde par disque dur connecté réseau) rackable, un onduleur pour système NAS, trois serveurs+système d’exploitation, d’un router et pare-feu, d’un onduleur-serveur, d’un High-performance computing (HPC), rack-coffret, un KVM Switch a été remis vendredi 7 novembre dans les locaux de la Sodexam (plateforme aéroportuaire de Port-Bouët) par le Coordonnateur adjoint du PCR-CI, Coulibaly Mohammed, représentant le Coordonnateur de la Cellule de coordination des projets d’infrastructures en Côte d’Ivoire (CC-PRICI), Gilbert Ekpini.
Il a d’abord rappelé que le PCR a pour vocation “principalement” de réaliser des infrastructures de transport rural dans les onze régions du Nord de la Côte d’Ivoire. “Le constat qu’on a fait, ces dernières années, avec le changement climatique, c’est qu’il faudrait qu’on ait une meilleure connaissance des données climatiques afin d’avoir des infrastructures plus résilientes aux climat. C’est dans cette optique qu’on a eu à contacter la Sodexam et l’intégrer dans le projet afin d’améliorer sa présence sur le territoire avec l’installation de stations climatologiques, dans 30 localités du Nord du pays qui en sont dépourvues afin de renforcer le parc et l’intervention de la Sodexam sur l’étendue du territoire national”, a par la suite indiqué le Coordonnateur adjoint du PCR-CI.
Pour finir, il a fait savoir que, toutes les données (niveau de quantité de pluie, vitesse de vent, etc,) connues d’avance peuvent permettre d’améliorer la réalisation des infrastructures et contribuer aussi, aux prévisions sur tout ce qu’il y a dans le domaine rural et agricole.

Au nom de l’ambassadeur Jean-Louis Moulot, DG de la Sodexam, le DGA, Rodrigue Tah, a vivement remercié le projet pour les équipements “de dernières générations” composé de “beaucoup de périphériques informatiques” et “d’applications” qui vont permettre de renforcer les capacités opérationnelles de la Sodexam en aidant à collecter les informations météorologique “avec beaucoup de précisions” sur l’ensemble du territoire national.
Le PCR-CI, d’un coût total d’environ 347,6 milliards FCFA, a été initié en 2023 par le gouvernement ivoirien, la Banque mondiale et la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, en vue de fournir un meilleur accès aux services et opportunités économiques dans certaines régions de la Côte d’Ivoire. La durée du projet est de six (6) ans. Son objectif est de fournir une connectivité routière rurale inclusive et résiliente au climat dans certaines régions mal desservies de la Côte d’Ivoire.
Le financement du projet se décompose comme suit la Banque mondiale (BM): 181,6 milliards FCFA; la Banque Asiatique (AIIB): 122,9 milliards FCFA et la contrepartie Etat (FER): 43,1 milliards FCFA.

Les 5 composantes du projet
La Composante 4, “Soutien à la gestion de projet” dotée d’une enveloppe de 20,7 milliards FCFA, financera l’assistance technique l’unité de coordination du projet (UCP) pour la mise en œuvre du projet. Elle financera aussi les enquêtes et études de suivi et d’évaluation (S&E) (données de référence, évaluation à mi-parcours, rapport d’achèvement et évaluation d’impact) et les audits externes.
Les autres composantes sont, “Infrastructure de Connectivite Rurale inclusive et Résiliente” (273,6 milliards de FCFA). Elle financera l’amélioration d’environ 15.000 km de route rurale (réhabilitation et entretien courant, construction de petits ouvrages) afin de renforcer leur résilience aux risques climatiques et d’accroître l’accès en toute saison des populations rurales aux opportunités économiques et services sociaux de base (écoles et centre de santé).
La composante 2, “Infrastructure socio-économique rurale” de 46,1 milliards FCFA, vise à améliorer la résilience et à remédier à la fragilité en amplifiant les retombées locales de l’amélioration de la connectivité par, l’amélioration de la chaine logistique agricole (aménagement de marchés ruraux et de point de collectes agricoles); le renforcement de la cohésion sociale (réhabilitation d’environ 900 km de couloir de transhumance, aménagement de 1436 km pistes de transhumance au sein de forêts classées, amélioration des équipements dans environ 410 écoles et 70 centres de santé); l’augmentation de la résilience au changement climatique (aménagement de bosquet villageois pour environ 1 million d’arbres) et le soutien à la mobilité rurale (acquisition et mise à disposition de moyen Intermédiaire de transport en faveur des groupements de femmes).
La composante 3, “Appui au cadre institutionnel et à la stratégie sectorielle, renforcement des capacités” de 7,2 milliards FCFA) Cette Composante 3 renforcera la capacité institutionnelle et stratégique du secteur. Elle comprendra, le soutien aux acteurs du secteur public et privé par le renforcement des capacités, l’amélioration de la gestion globale du secteur routier à travers les outils de planification et la formulation de stratégie pratique pour consolider et gérer les routes rurales et le réseau routier. La Composante 5 ou “Intervention d’urgence contingente (CERC) permettra une réaffectation rapide des fonds du projet en cas de situation d’urgence.
Les cibles, beneficiaires et zones d’intervention
Environ 3,7 millions de bénéficiaires directs concernés dans les 11 régions cibles que sont, les populations rurales vivant à moins de 5Km d’une route donnant acces à une école ou un centre de santé; les ménages, les groupements de femmes et de jeunes, les transporteurs; le Secteur privé. À côté des régions de la Bagoué, du Bounkani, du Folon, du Kabadougou, du Poro, du Tchologo, considérées comme les zones prioritaires, il faut ajouter, le Bafing, le Béré, le Gontougo, le Hambol, le Worodougou.
Mathias Kouamé
Lemandatexpress.net







