
Droits humains en Côte d’Ivoire : Le plaidoyer d’Amnesty International pour une justice inclusive.
Lemandatexpress – Amnesty International Côte d’Ivoire a levé le voile, ce mardi 21 avril 2026, sur l’état des droits humains dans le pays. Si l’organisation reconnaît des efforts au niveau législatif, elle pointe un fossé persistant entre les textes de loi et leur application concrète sur le terrain.
Pour Hervé Delmas Kokou, directeur exécutif de l’ONG en Côte d’Ivoire, le cadre juridique ne doit plus être une simple vitrine. « L’enjeu majeur réside désormais dans la matérialisation de ces droits pour chaque citoyen », a-t-il martelé. Selon lui, la multiplication des réformes n’a de sens que si les populations, sans distinction, peuvent s’en saisir et obtenir réparation.
Le rapport 2025-2026 met en lumière plusieurs zones d’ombre qui fragilisent l’État de droit : -Barrières financières et culturelles : L’accès aux tribunaux demeure un parcours du combattant, particulièrement pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG), freinées par des frais de procédure prohibitifs et une méconnaissance de leurs recours légaux.

-Libertés publiques : Amnesty revient sur les épisodes de tensions sociopolitiques de l’année 2025, déplorant des vagues d’interpellations et de détentions jugées préoccupantes.
-Droit au logement : Le document dénonce la poursuite de déguerpissements forcés menés au mépris des procédures réglementaires.
Face à la persistance des agressions contre les femmes et les filles, et ce malgré les outils de protection en place, l’organisation exhorte l’exécutif ivoirien à une réaction plus ferme. Amnesty International conclut son rapport par un plaidoyer pour une justice inclusive, demandant un renforcement des institutions judiciaires afin de garantir, enfin, l’égalité de tous devant la loi.
Nicaise BOLI
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