
Grand-Lahou/Accident de Liboli: 5 mesures fortes prises par la DGAM pour renforcer la sécurité sur les plans d’eau intérieurs
Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2026, aux alentours de 23 heures, un drame s’est produit sur les eaux de Liboli, dans la région de Grand-Lahou. Une embarcation artisanale a chaviré, entraînant la mort de plusieurs passagers. Face à cette tragédie, la Direction Générale des Affaires Maritime a réagi en convoquant une réunion de crise ce jeudi 9 juillet 2026, présidée par le Directeur Général Adjoint chargé des affaires opérationnelles, le Colonel SANOGO Sékou. L’objectif de cette rencontre, qui s’est tenue à la salle des conférences de la DGAM, était double: faire un état des lieux précis de la situation et formuler des recommandations afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Le Colonel BAYA Charles, Directeur du BESMER, a présenté les premiers résultats de l’enquête menée sur les lieux du naufrage. Selon ses conclusions, l’accident de Liboli est exclusivement attribuable à des facteurs humains. Au-delà de ce cas particulier, le directeur du BESMER a dressé un bilan sombre de la navigation sur les voies d’eau intérieures ivoiriennes. Au cours des cinq dernières années, les services ont dénombré pas moins de 38 accidents de navigation, ayant causé la mort de 59 personnes.
Ces chiffres alarmants témoignent de la vulnérabilité des usagers et de la nécessité d’une action ferme et immédiate. À l’issue des débats, marqués par une vive inquiétude face à la recrudescence des accidents, la réunion a adopté une série de cinq recommandations visant à encadrer plus rigoureusement la navigation fluviale ot lacustre.
- Définition de plages horaires : La mise en place d’un cadre horaire strict pour la navigation sur les voies d’eau intérieure, afın de limiter les déplacements nocturnes particulièrement risqués.
- Interdiction des prescriptions avant départ : La cessation immédiate de toute dérogation ou prescription allégée avant l’appareillage pour toutes les embarcations, sur l’ensemble du territoire national.
- Révision des titres de circulation : Un réexamen complet de la procédure de délivrance des titres de circulation, afin de s’assurer que les navires et autres embarcations sont conformes et en état de navigabilité;
- Renforcement des contrôles : L’intensification des activités de police et de surveillance sur le terrain, notamment aux points de départ sensibles.
- Nouveau cadre juridique :
L’élaboration d’un projet de décision fixant une procédure claire et rigoureuse pour l’immatriculation des engins de navigation intérieure.
Des mesures pour permettre de réduire significativement le nombre d’incidents et d’offrir aux populations riveraines plus des garanties de sécurité. La DGAM s’engage à poursuivre ses efforts pour lutter contre les accidents sur les plans d’eau intérieurs.
Mathias Kouamé. Source : Sercom






