VTC et livraison de proximité : le ministère des Transports veut remettre de l’ordre dans le secteur
Le gouvernement veut clarifier le cadre des VTC et de la livraison de proximité. Jeudi 13 août 2026, à la Cité administrative, le ministère des Transports et des Affaires Maritimes a réuni les acteurs du secteur pour échanger sur les difficultés et les réformes envisagées.
Présidant la rencontre, Oumar Sacko, Directeur général des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), a plaidé pour un cadre « plus clair, transparent et sécurisé », estimant nécessaire d’adapter les textes à l’évolution rapide du secteur tout en permettant aux opérateurs conformes d’exercer légalement. L’agrément des entreprises de VTC reste une priorité. Le ministère envisage un dispositif plus lisible, incluant la possibilité d’un agrément provisoire selon des conditions à définir.
L’identification des véhicules pourrait être renforcée par des macarons ou dispositifs spécifiques. La question des tarifs a aussi été abordée, notamment les hausses en période de forte demande ou de pluie. Un comparateur d’offres est envisagé pour renforcer la transparence et la concurrence entre plateformes.
Les difficultés d’immatriculation des véhicules VTC ont été évoquées, avec la recherche de solutions pour permettre leur circulation en attendant les documents définitifs. Concernant la livraison à moto, les autorités pointent les motos non immatriculées, le non-respect du Code de la route et l’absence de permis chez certains conducteurs. Oumar Sacko a insisté sur la sensibilisation pour améliorer la sécurité routière.
La réflexion se poursuivra avec des structures comme La Poste afin d’adapter le cadre de la livraison de proximité aux réalités du secteur et aux exigences de sécurité. Une nouvelle rencontre avec les plateformes et entreprises est prévue samedi. L’État entend ainsi mieux encadrer le secteur, protéger les usagers et garantir une concurrence plus équitable à Abidjan.
Mathias Kouamé






