Régions de Gbêkê et du Hambol : Amedé Kouakou inspecte les ouvrages de l’usine de traitement d’eau de la Loka et de Niakara
Le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), Amedé Koffi Kouakou, a repris du service. Rentré de ses congés gouvernementaux, le ministre a mis le cap, ce dimanche 23 août 2026, sur le Gbêkê, notamment à Bouaké, puis dans le Hambol, à Niakara, pour une visite de l’usine de traitement d’eau potable de la Loka et de la retenue d’eau de Niakara.
Après la visite des différents sites, le ministre a indiqué qu’à Bouaké, plusieurs usines assurent la production d’eau potable. Toutefois, celle située sur la rivière Kan devra malheureusement arrêter sa production, en raison de l’installation de populations tout autour de la retenue d’eau, ce qui entraîne le déversement des eaux usées dans cette ressource.

Outre le Kan, le lac de Gonfreville est également victime de l’installation des populations à ses abords, ce qui rend difficile le traitement de l’eau. En somme, au niveau de la ville de Bouaké, le ministre a reconnu l’existence de difficultés. Partant de ce constat, il a lancé un appel aux populations, les invitant à faire preuve de vigilance face aux lotissements qui constituent désormais une menace pour les ressources en eau.
En termes de satisfaction, l’émissaire du gouvernement s’est réjoui de la capacité de production d’eau, qui s’élève à un peu plus de 88 000 m³. Cependant, seule la moitié environ de cette production est distribuée, faute de canalisations suffisantes.
« Le gouvernement travaille. Le Premier ministre nous a instruits. Nous avons préparé le dossier. Il est donc au niveau de la prise de décision au sein du gouvernement », a assuré le ministre Amedé Koffi Kouakou.

Pour renchérir, le ministre a indiqué que, si les canalisations sont réalisées, la plus grande partie, sinon la totalité, de la ville de Bouaké et des localités environnantes pourrait être correctement approvisionnée en eau potable, pour un horizon d’environ cinq ans.
S’agissant de la retenue d’eau de Niakara, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité a rappelé que, depuis plusieurs années, les populations restent privées d’eau potable pendant près de six mois, en raison du manque d’entretien de la retenue d’eau, qui perdure depuis une cinquantaine d’années.
Toutefois, il a indiqué avoir constaté que la capacité de production augmente actuellement et que le lac est parfaitement rempli pour répondre aux besoins des populations.


« un an et demi, ces populations-là peuvent être servies correctement », s’est-il réjoui.
Le ministre en a profité pour lancer un appel au préfet de Niakara et aux autorités politiques concernant les lotissements effectués autour du lac.
« Ce n’est pas acceptable, parce que si les populations viennent s’installer autour du lac, toutes les eaux usées vont être déversées dans ce lac et on n’aura plus d’eau à traiter pour nos populations de Niakara », a-t-il prévenu.
M.G, avec Sercom






