
Royaume-Uni: Le ministre des Affaires étrangères lance la ‘‘diplomatie de la patience’’
Le Royaume-Uni espère regagner une place centrale sur la scène internationale, l’objectif affiché du « Global Britain », l’influence post-Brexit que promettait Boris Johnson. Ce lundi 12 décembre, le ministre des Affaires étrangères, James Cleverly, présentait sa vision de la politique étrangère britannique à l’occasion de son premier discours.
L’accent est mis sur les pays en voie de développement. James Cleverly entend nouer de nouveaux partenariats avec l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud, des régions qui, dans quelques décennies, possèderont « une large part de l’économie mondiale, et donc du pouvoir ». Le ministre des Affaires étrangères prévoit des partenariats économiques, des programmes de développement dans les quinze à vingt années à venir. La diplomatie britannique, explique-t-il, doit voir à long terme pour rester influente.
James Cleverly, nommé secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères en septembre, ne s’en cache pas : face aux puissances chinoise, russe, et aux blocs américain et européen, le Royaume-Uni perd de sa puissance, surtout depuis le Brexit et alors que Londres n’a pas encore réussi à signer d’accord commercial, malgré les promesses des gouvernements précédents.
« Diplomatie de la patience »
Le chef de la diplomatie promet l’avènement d’une « diplomatie de la patience ». « Nous avons eu une approche transactionnelle pendant trop longtemps », a-t-il affirmé. Une manière, selon lui, de gagner le soutien des pays non alignés, un mouvement de plus de cent États qui refusent de s’engager sur le long terme derrière un bloc ou une puissance mondiale et qui regroupe précisément la plupart des pays africains, sud-américains et asiatiques.
Rfi







