Adjamé: la Fepad dévoile un plan de 450 millions FCFA pour transformer le quotidien des populations
La Fondation Engagés Pour Adjamé (Fepad) veut inscrire son action dans la durée. Réunie en séminaire, dimanche 30 août 2026, à la salle de mariage de la mairie d’Adjamé, l’organisation a adopté son plan triennal 2026-2028. D’un coût global de 450 millions de FCFA, ce programme mise notamment sur la cohésion sociale, la solidarité, l’éducation, la salubrité et l’accompagnement des personnes vulnérables.
À Adjamé, une nouvelle dynamique citoyenne entend prendre forme. Portée par des filles et fils de la commune, des bonnes volontés et des partenaires au développement, la Fondation Engagés Pour Adjamé, coordonnée par Solomann Abraham Sanogo, ambitionne de renforcer son action auprès des populations à travers un programme structuré sur trois ans.
Le plan adopté dimanche s’articule autour de neuf grandes actions destinées à répondre à plusieurs préoccupations sociales de la commune. Parmi les priorités figure la consolidation du vivre-ensemble. La Fepad prévoit ainsi la création d’une Plateforme de cohésion sociale et de dialogue communautaire, destinée à rapprocher les communautés, les confessions religieuses et la chefferie traditionnelle.
Des actions de proximité sont également annoncées dans les 19 quartiers d’Adjamé, avec des tournées de solidarité et d’écoute. La Fondation envisage, par ailleurs, d’appuyer les chefferies et les communautés religieuses, d’organiser des festivals culturels annuels et de distinguer les filles et fils de la commune qui se seront illustrés par leur mérite ou leur engagement.

Les plus vulnérables au cœur du dispositif
La solidarité constitue un autre volet important du programme. La Fepad entend mettre en place un fonds social d’urgence et d’assistance destiné notamment aux personnes âgées, aux veuves, aux orphelins et aux personnes en situation de handicap. Un recensement des personnes vulnérables, des distributions trimestrielles de vivres et de non-vivres ainsi qu’un dispositif communautaire d’écoute sont prévus.
La jeunesse et l’éducation occupent également une place centrale. À travers une École de la Seconde Chance et un Centre d’Alphabétisation, la Fondation veut permettre à des jeunes déscolarisés de renouer avec la formation. Des enseignements pratiques, notamment en comptabilité simplifiée, couture et coiffure, devraient être proposés, accompagnés d’un suivi individualisé. Des bourses d’excellence et des prises en charge scolaires sont également envisagées.
L’autre chantier est l’amélioration du cadre de vie. Avec le programme « Adjamé Propre », la Fepad prévoit des comités de jeunes volontaires dans les quartiers, des journées trimestrielles de salubrité et un concours annuel récompensant le quartier le plus propre.
Pour Solomann Abraham Sanogo, cette démarche ne vise pas à concurrencer les pouvoirs publics, mais à accompagner leurs efforts. La Fondation entend ainsi se positionner comme un partenaire de proximité, au service du développement social d’Adjamé.
La Fepad a enfin salué l’engagement de son parrain, le député-maire d’Adjamé, Farikou Soumahoro, dont le soutien est présenté comme un levier important pour la mise en œuvre de cette ambition citoyenne.
Sidoine Koffi






