
Reforme de la CEI :Le PPA-CI gourmand et de mauvaise foi
Alassane Ouattara, à l’issue du Conseil des ministres du 06 juillet 2022, a décidé de l’entrée à la Commission Electorale Indépendante (Cei) de deux (2) nouveaux membres. En plus, il crée un quatrième (4e) poste de vice-Président. En entérinant ces mesures, le Chef de l’Etat fait droit à l’opposition qui, lors des négociations pendant le dialogue politique, a exigé une reforme de la CEI. Au nom de la paix et de la réconciliation nationale, un nouveau siège a été crée pour le compte de l’opposition. Mieux, un poste de vice-président est réservé, encore à l’opposition. Personne n’est dupe, et point besoin de lire dans une boule de cristal pour savoir que fauteuil va échoir au parti des peuples d’Afrique (Ppa-ci) de Laurent Gbagbo. Le nom du futur représentant de ce parti à la Cei a , même été communiqué, aux autorités compétentes. Au moment où , pour une fois, l’on s’attendait à une réaction positive des militants et cadres de l’opposition, singulièrement du camp Gbagbo, ce sont des critiques qu’ils émettent. Justin Koné Katina, à la troisième tribune du Ppa-ci a fait preuve de mauvaise foi et de gourmandise. Pour lui, l’objectif visé par son parti est , beaucoup plus, le remplacement du Président de l’institution. « En Côte d’Ivoire, on peut trouver des personnes de grande expérience. On peut trouver des poches de moralité. Faisons appel à candidature, trouvons quelqu’un, regardons les résultats. La Cei actuelle était celle d’une situation d’exception. On ne peut pas continuer avec la situation d’exception…Nous ne sommes pas d’accord avec cette ossature aujourd’hui. Mais, nous sommes en politique, on prend ce qu’on nous donne mais on continue notre combat », a réagi le Porte-parole du Ppa-ci, au lendemain de cette retouche de la Cei. Et pourtant, rien ne contraignait le pouvoir à faire toutes ces faveurs, à ce nouveau parti qui a besoin de faire ses preuves sur le terrain. Le premier véritable test de la nouvelle mouture de la Cei est, incontestablement, prévu pour les élections locales en Novembre 2023. En tout état de cause, la Côte d’Ivoire qui revient de loin, doit cesser à se faire peur et privilégier le consensus et le dialogue, en permanence. C’est pourquoi, la rencontre des trois principaux leaders politiques doit se faire, bien souvent. Mieux, leurs différents lieutenants doivent le traduire, en actes concrets pour que la « fraternité ivoirienne » puisse être le ferment de la démocratie et du vrai « vivre ensemble ».
Vincent Boty







