
Démocratie, résilience climatique et intégration communautaire : La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement au parlement de la CEDEAO
La Côte d’Ivoire a réaffirmé son engagement en faveur de la consolidation démocratique, de la résilience climatique et de l’intégration communautaire. C’était le mardi 27 mai 2025, à l’issue d’une séance Plénière du Parlement de la CEDEAO au cours de laquelle la délégation ivoirienne a présenté son Rapport-pays sur lesdites questions.
En dépit des défis multiformes persistants, la Côte d’Ivoire continue de déployer des « réformes ambitieuses pour renforcer la gouvernance, protéger les droits fondamentaux, répondre aux urgences climatiques et à la problématique de l’intégration communautaire ». Au plan politique, le dialogue permanent entre le pouvoir, les partis politiques et la société civile a permis le maintien continu d’un climat relativement apaisé.
Ainsi, dans le cadre de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, la Commission Électorale Indépendante (CEI) a fait l’objet de plusieurs reformes à l’effet de garantir un scrutin inclusif et transparent.
Le Code électoral a introduit des mesures innovantes, notamment la promotion de la parité hommes-femmes dans les listes de candidats, l’encadrement des conditions de parrainage et l’amélioration de l’accès équitable aux médias publics.Plus d’une décennie après la crise post-électorale de 2010, la réconciliation nationale reste un chantier prioritaire.
La paix et la stabilité étant une quête perpétuelle et le socle d’un développement socioéconomique du pays, des mesures prises pour faciliter le retour progressif d’exilés politiques, dont des proches de l’ancien Président Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, ainsi que des mesures d’amnistie ciblées, continuent de consolider l’apaisement des tensions héritées des crises passées.
En outre, le Programme National de Cohésion Sociale (PNCS), les Chefs traditionnels et les Organisations de la société civile jouent un rôle central dans la médiation locale et la promotion du dialogue communautaire.
Sur le chantier de la bonne gouvernance et du renforcement de l’État de droit, le Gouvernement a accéléré les réformes pour améliorer la transparence institutionnelle et lutter contre la corruption. Le secteur judiciaire étant un élément catalyseur de cette bonne gouvernance, sa modernisation se poursuit avec le déploiement de la plateforme « e-Justice » et la construction de tribunaux de proximité dans des zones enclavées.
Quand bien même les retards judiciaires et les détentions provisoires prolongées persistent, l’Etat continuer d’œuvrer à rendre performant l’appareil judiciaire avec un arsenal juridique de plus en plus dynamique.Sur le segment de la liberté de la presse et d’expression, la Côte d’Ivoire a connu des avancées significatives avec la révision de la loi sur la cybercriminalité et la création d’un « Observatoire de la Liberté de la Presse ».
Quant au défi du changement climatique en lien avec ses effets néfastes sur les productions agricoles, les infrastructures de développement, et les conflits communautaires qu’ils engendrent, le Gouvernement ivoirien fait preuve de résilience. Il accentue une politique visant à réduire drastiquement ces effets afin de garantir une stabilité de la production agropastorale.
Au plan de l’intégration sous-régionale, la Côte d’Ivoire a intégré le Mécanisme d’Alerte Précoce de la CEDEAO, la Directive CEDEAO sur les Carburants et le Règlement sur l’Itinérance.Toutes ces actions continues déployées par la Côte d’Ivoire consolident davantage son engagement en faveur de la paix, de la stabilité, de la sécurité tant dans le pays que dans la sous-région ouest-africaine.
Hilaire Guéby







